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Gala de l'Adisq 2024: les moments forts

Gala de l'Adisq 2024: les moments forts
Jean-François LeBlanc, via Adisq

La 46e édition du Gala de l'Adisq s’est tenue hier soir à Montréal, rassemblant l’industrie musicale du Québec pour une grande soirée, animée avec humour par Pierre-Yves Roy-Desmarais.

Incontournable: les Cowboys Fringants ont dominé la soirée en remportant trois trophées, dont Groupe de l’année, un titre qu’ils décrochent pour la septième fois depuis leurs débuts en 2002. Leur chanson La fin du show a quand a elle été couronnée Chanson de l’année, avec Jérôme Dupras, bassiste du groupe, qui a exprimé sa gratitude envers leur public fidèle. Jean-François Pauzé a également été salué pour son écriture touchante et socialement engagée, remportant le Félix d'Auteur-compositeur de l’année. Chaque intervention a été chargée d’émotions, alors que la mémoire de Karl Tremblay, chanteur principal du groupe décédé en novembre 2023, était fortement ressortie tout au long du gala.


Elisapie a confirmé sa présence incontournable sur la scène musicale avec un cinquième trophée en carrière, pour Inuktitut. Elle a été désignée Artiste autochtone de l’année, une catégorie qui, pour la première fois, a été votée par le public. En recevant le prix, Elisapie a souligné l'importance de se rappeler les traditions et de continuer à honorer les voix des générations qui l'ont précédées.

Alexandra Stréliski a réalisé un doublé impressionnant. Son album Néo-Romance a été élu Succès populaire, battant entre autres 2Frères et Roxane Bruneau. Elle a aussi été reconnue Artiste féminine de l’année, pour une deuxième année consécutive, un prix qu’elle a reçu en livrant un message inspirant aux jeunes filles, les encourageant à laisser leur créativité s’épanouir. L’un des moments forts de la soirée a été de voir les autres finalistes se joindre à elle sur scène dans un émouvant geste de solidarité.

Daniel Bélanger, éternel chouchou de la scène musicale québécoise, a été sacré Artiste masculin de l’année, ajoutant un autre trophée à sa longue carrière. La superstar désormais mondiale Charlotte Cardin s’est quant à elle vu remettre le prix du Rayonnement international.

Salebarbes, projet des bien connus frères Éloi et Jonathan Painchaud, a remporté le prix du Spectacle de l’année, récompensant leur énergie contagieuse sur scène et leur capacité à rassembler les foules.

Le Félix de la Révélation de l’année a de son côté été attribué à BARNEV, ancien membre de Dubmatique, dont la voix est bien connue des fans de Céline Dion, ayant été son choriste pendant plus de 25 ans. Ce trophée marque un nouveau chapitre pour l’artiste, qui a partagé son bonheur et son émotion avec le public, rappelant l’importance de chaque étape de son parcours.

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Sean Combs a personnellement écrit une lettre au président Donald Trump pour lui demander une grâce, après que le fondateur de Bad Boy Entertainment a été condamné à un peu plus de quatre ans de prison, selon The New York Times.

Trump, qui fréquentait Combs à l’époque des cercles mondains de New York dans les années 1990 et 2000, ne semblait pas particulièrement ému par la situation de l’homme aujourd’hui âgé de 56 ans, affirmant qu’il n’envisageait pas d’accéder à la demande.

On ignore ce que Combs a écrit dans la lettre, tout comme la date de son envoi, mais Trump a évoqué mercredi la possibilité de la montrer à une salle remplie de journalistes. Un représentant de Combs a refusé de commenter.

Cette démarche directe auprès de Trump constitue la plus récente escalade dans les efforts du magnat de la musique pour retrouver sa liberté, après avoir été reconnu coupable en juillet de deux chefs d’accusation liés au transport de personnes en vue de se livrer à la prostitution. Ces accusations découlaient d’une vaste affaire de trafic sexuel et de racket, dans le cadre de laquelle Combs a finalement été acquitté des accusations les plus graves. Le jury l’a toutefois tenu responsable d’avoir payé des travailleurs du sexe masculins afin qu’ils traversent des frontières d’État pour participer à des «freak-offs» avec ses petites amies.

Le mois dernier, Combs a porté la décision en appel, accusant le juge fédéral Arun Subramanian d’avoir agi comme un «treizième juré» lors du prononcé de la peine en octobre. Son équipe juridique a soutenu que les accusés reconnus coupables en vertu du Mann Act «écopent généralement de peines inférieures à 15 mois pour ce type d’infractions, même lorsque la coercition, que le jury n’a pas retenue ici, est en cause».

Le juge Subramanian a toutefois précisé qu’il avait tenu compte de la quantité «massive» de preuves relatives «aux abus liés aux freak-offs et aux nuits d’hôtel» pour fixer la peine de Combs à 50 mois de prison.

«Le tribunal rejette la tentative de la défense de présenter ce qui s’est produit ici comme de simples expériences intimes et consensuelles, ou comme une banale histoire de sexe, de drogue et de rock and roll», a déclaré Subramanian au moment de prononcer la sentence. «Un historique de bonnes actions ne peut effacer le dossier de cette affaire, qui a démontré que vous avez abusé du pouvoir et du contrôle que vous exerciez sur la vie de femmes que vous prétendiez aimer profondément. Vous les avez maltraitées physiquement, émotionnellement et psychologiquement. Et vous avez utilisé ces abus pour parvenir à vos fins, notamment en ce qui concerne les freak-offs et les nuits d’hôtel. L’argument de la défense voulant que tout cela soit sans lien avec les faits reprochés dans cette cause ne tient pas.»

Rolling Stone rapportait en mai que Combs préparait le terrain en vue d’une éventuelle grâce peu après son arrestation en septembre 2024, son entourage cherchant à se rapprocher de personnes gravitant dans l’orbite de Trump à la suite de l’élection présidentielle de novembre. Puis, lorsque Combs a été acquitté des accusations les plus graves durant l’été, son équipe a intensifié ses démarches. Selon des sources à Washington, elle a commencé à prendre contact avec des stratèges politiques de l’univers trumpien, des lobbyistes et des acteurs clés afin d’obtenir leur aide pour décrocher une grâce présidentielle, évoquant des montants se situant dans la moyenne des six chiffres en échange de leur appui.

«Il est prêt à tout pour sortir de prison», confiait en mai à Rolling Stone une source qui connaît Combs depuis une dizaine d’années. «Il a toujours été comme ça. Il fera toujours ce qu’il faut pour se sortir d’une situation.»

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