Ceci est la traduction adaptée d’un article de Cade Onder, originalement publié par Rolling Stone le 16 novembre 2025. Nous republions l'article ‘Call of Duty: Black Ops’ Games, Ranked From Worst to Best avec la permission de son auteur. Notez que certaines subtilités et nuances peuvent différer de la version originale.
La fin des années 2000 a marqué une période de plein essor pour les jeux de tir, en grande partie grâce à la popularité durable de Halo, à l’arrivée de titres comme Gears of War et à la montée du poids culturel d’Activision avec Call of Duty. Même si cette ascension vers le panthéon du jeu vidéo a réellement commencé avec Call of Duty 4: Modern Warfare (2007), la place de la série s’est solidifiée avec la sortie de Call of Duty: Black Ops en 2010.
Ce mois-ci souligne le quinzième anniversaire de Call of Duty: Black Ops ainsi que la sortie très attendue de Call of Duty: Black Ops 7 (maintenant disponible). Après le succès des deux premiers Modern Warfare, l’éditeur Activision a cherché une autre sous-franchise pouvant alterner chaque année avec Modern Warfare et d’autres séries subséquentes.
L’équipe de Treyarch s’est tournée vers un contexte guerre du Vietnam et Guerre froide, enrichi d’un récit truffé de conspirations et porté par des talents hollywoodiens comme Ed Harris et Sam Worthington dans des rôles majeurs. Au fil de sa progression, la série est passée d’une époque historique très explorée à un futur lointain, donnant lieu à une sous-série étendue avec sa propre continuité.
Au cours de son existence, la série Black Ops s’est démarquée par des mécaniques radicales, comme la course sur les murs et les propulseurs dorsaux, des ajouts déterminants, comme le mode coopératif Zombies, et des récits labyrinthiques remplis de rebondissements spectaculaires. Ses premières entrées ont contribué à l’âge d’or de Call of Duty à la fin des années 2000 et au début des années 2010. Elles ont mené à certaines des meilleures critiques et ventes des vingt ans d’histoire de la franchise.
Sans Black Ops, l’empire Call of Duty aurait probablement une apparence bien différente et manquerait de piliers clés qui ont défini son identité. Même si tous les jeux Black Ops ne sont pas excellents, leurs concepteurs ont constamment tenté de faire avancer la série plutôt que de s’en remettre à la complaisance.
Pour souligner l’anniversaire, Rolling Stone classe ici tous les jeux de la sous-série, y compris le plus récent, Black Ops 7.
9
Black Ops: Declassified
PlayStation Vita (2012)
On pourrait facilement ignorer l’existence de ce jeu, notamment parce qu’il n’était disponible que sur une seule plateforme, la PlayStation Vita. C’est le pire Call of Duty jamais créé et une tentative manifestement minimale d’amener la franchise sur un nouveau matériel. Il est visuellement repoussant et entièrement dépouillé. L’intelligence artificielle est incroyablement stupide, les contrôles sont affreux et la majorité des armes et éléments proviennent d’autres jeux de la série.
La campagne se termine en moins d’une heure et propose un récit sous-développé livré par des scènes de briefing expositives. Des personnages comme Woods et Mason réapparaissent, mais l’intrigue est tellement mince qu’elle n’apporte aucun contexte supplémentaire ni aucune histoire inédite intéressante. Les missions sont très courtes et se résument à des arènes de tir fades, dépourvues de la signature spectaculaire propre à Call of Duty.
Quant au multijoueur, il s’agit d’une version réduite de l’expérience classique, limitée à des parties 4 contre 4. Le jeu propose sept cartes, dont certaines sont des reprises ou des ports directs. Nuketown, déjà réputée pour sa petite taille, est ici divisée en deux, avec une seule maison à défendre. Le tir manque de précision à cause de problèmes de réseau menant à des parties saccadées où les éliminations sont retardées ou non enregistrées. Bref, un échec total qu’on préfère oublier.
8
Black Ops 4
PlayStation 4, Xbox One et PC (2018)
Même si Black Ops 4 arrive juste après le pire jeu de la franchise, ce n’est pas un mauvais titre. Il est solide, mais compromis et étrange pour cette série. C’est le seul jeu de la liste sans campagne, celle-ci ayant été abandonnée en fin de développement au profit de la vague battle royale. Blackout, première incursion de la franchise dans ce genre, a ouvert la voie au très populaire Warzone. Plus arcade que son successeur moderne, c’était une tentative valable, mais de courte durée.
En multijoueur, Black Ops 4 emprunte plusieurs directions. Le jeu conserve les Spécialistes de Black Ops III, permettant d’incarner des personnages dotés de capacités spéciales, mais supprime la course sur les murs et la plupart des mouvements avancés. C’est une tentative évidente de ramener le combat au sol, tout en laissant Treyarch explorer de nouvelles pistes. Le jeu devient beaucoup plus tactique et abandonne la régénération automatique de la santé, obligeant les joueurs à se soigner manuellement à l’aide d’un équipement dédié. Ces changements ne sont pas nécessairement mauvais, mais ils donnent un jeu plus inspiré par Overwatch que par Call of Duty, ce qui en fait une curiosité.
Le mode Zombies reste fidèle à sa formule tout en innovant grâce à une expérience plus personnalisable avec les chargements, les modificateurs et d’autres paramètres. Plusieurs cartes aux intrigues distinctes offrent une approche variée du mode.
7
Black Ops 7
PlayStation 5, Xbox Series X|S et PC (2025)
Call of Duty: Black Ops 7 est la plus récente entrée d’une longue saga, et le résultat est très mitigé. Le jeu fait à la fois suite à Black Ops II et à Black Ops 6, se déroulant dix ans après le premier et ramenant plusieurs personnages issus de ce récit. Malgré son invocation de l’héritage de Black Ops II, il n’égale jamais ses sommets en raison d’un récit au ton discordant, au rythme maladroit et aux enjeux émotionnels quasi inexistants. Le tout est alourdi par une jouabilité inspirée du battle royale, avec des armes de raretés différentes, du butin à récupérer et des ennemis éponge à balles. Le jeu rivalise même avec Black Ops III pour le pire mode campagne de la sous-série.
Le multijoueur est fonctionnel, mais hésitant. L’assimilation basée sur les compétences est offerte dans une liste de lecture optionnelle, des mécaniques controversées comme la course tactique deviennent des atouts, et même la nouvelle fonction de saut mural semble être une version atténuée de la course sur les murs des anciens titres. Treyarch tente de plaire à tous les publics, ce qui accouche d’un jeu dépourvu de relief. Ce n’est pas mauvais, mais rien n’incite réellement à privilégier le vingt-deuxième Call of Duty plutôt qu’un autre.
Le mode Zombies propose davantage grâce à une carte plus vaste où l’on peut se déplacer avec un camion améliorable, offrant une grande liberté dans un environnement étendu. L’ensemble s’inspire de Tranzit de Black Ops II tout en justifiant sa propre identité, ce que le reste du jeu réussit moins bien.
6
Black Ops III
PlayStation 4, Xbox One et PC (2015)
Black Ops III est un jeu très polarisant. D’un côté, il mérite des éloges pour avoir tenté de renouveler la série grâce aux Spécialistes et à des mouvements avancés comme la course sur les murs. Le jeu était extrêmement plaisant à manier, même si ce changement fut controversé et de courte durée. C’était une prise de risque rafraîchissante pour une série critiquée pour sa répétition annuelle.
De l’autre côté, Black Ops III est freiné par l’une des pires campagnes de la franchise. L’histoire, qui se déroule en 2065, est pratiquement détachée du reste de la série et présente une toute nouvelle distribution. Le récit est incohérent et tente désespérément d’imiter les rebondissements spectaculaires de ses deux prédécesseurs, sans succès. Ce n’est pas aussi catastrophique que Declassified, mais le seuil de comparaison est très bas et le jeu en souffre.
5
Black Ops 6
PlayStation 4 et 5, Xbox One et Series X|S, et PC (2024)
À sa sortie l’an dernier, Black Ops 6 a surpris en raison de la profondeur de sa campagne. Le jeu a été coréalisé par Treyarch et Raven Software, cette dernière se consacrant principalement au mode solo. En laissant une équipe se concentrer sur la campagne, on obtient certaines des missions les plus originales et soignées de toute la franchise.
Une mission en monde ouvert avec quêtes secondaires, une autre qui évoque Doom (2016) en permettant d’éliminer les Zombies à coups d’attaques brutales, et d’autres encore exploitant fortement l’espionnage propre à Black Ops. Un ensemble très satisfaisant qui réaffirme la valeur de Raven comme concepteur de campagnes de tir à la première personne.
Treyarch a eu une année supplémentaire de développement, ouvrant la voie à des changements majeurs dans la formule Call of Duty. Les joueurs voulaient un mouvement plus rapide et plus avancé sans recourir aux propulseurs dorsaux. C’est ainsi qu’est né le système d’omnimouvement. Les joueurs disposent de 360 degrés de mouvement complet, peuvent rouler au sol, pivoter en plongeant et tirer sur les côtés sans perdre leur élan. Un croisement entre Max Payne et Call of Duty, offrant un style visuel parmi les plus fluides de la série.
4
World at War
PlayStation 3, Xbox 360, Wii et PC (2008)
World at War est officiellement le premier jeu de la franchise Black Ops, même s’il ne porte pas la marque Black Ops. Il établit les fondations de plusieurs éléments clés, dont les Zombies et le personnage de Viktor Reznov. Alors que les jeux précédents dégageaient une atmosphère valorisante, World at War adopte une tonalité volontairement traumatisante, avec un menu principal inquiétant et une musique angoissante plutôt que des guitares agressives. C’était le jeu Call of Duty le plus sombre et le plus violent à ce jour, présentant du gore pour la première fois et des représentations brutales de la guerre. Les anciens titres n’offraient que de légères projections de sang, mais World at War montrait pleinement l’impact des armes et tirait parti de sa classification M pour illustrer la brutalité du conflit.
Le multijoueur s’inscrit dans la continuité de Call of Duty 4: Modern Warfare, en transposant les atouts et séries d’éliminations limitées dans l’ère de la Seconde Guerre mondiale, sans révolution majeure. L’innovation se trouve plutôt dans le mode coopératif.
Après avoir terminé la campagne, les joueurs découvrent un mode coopératif secret appelé Nazi Zombies, où ils affrontent des vagues de soldats nazis morts-vivants tout en profitant du gore mentionné plus haut. Très simple, il est rapidement devenu l’un des modes coopératifs les plus addictifs, devenant un pilier de la franchise. Les contenus téléchargeables ont ajouté de nouvelles cartes et fonctionnalités comme la machine Pack-a-Punch permettant d’améliorer les armes. Cet ajout seul fait de World at War l’un des jeux les plus importants de la série.
3
Black Ops Cold War
PlayStation 4 et 5, Xbox One et Series X|S, et PC (2020)
Call of Duty: Black Ops Cold War a ramené la série à ses racines après quelques années dans le futur. Plus de robots ni de propulseurs, juste des hommes endurcis exécutant des opérations clandestines pour le gouvernement. Des figures connues comme Mason, Woods et Hudson côtoient de nouveaux personnages ambigus et fascinants comme Russell Adler, devenu un favori. Grâce à une histoire à embranchements, les joueurs peuvent être un héros triomphant ou un vilain déclenchant une dévastation nucléaire, permettant des choix ambitieux absents de la franchise depuis près d’une décennie.
Le tir est nerveux, les déplacements fluides et la rotation des cartes très soignée, combinant des cartes remastérisées et des inédites situées notamment à Miami et à Moscou. Un Call of Duty remarquablement équilibré qui réussit sur tous les plans.
2
Black Ops
PlayStation 3, Xbox 360 et PC (2010)
Le jeu qui a tout lancé. Black Ops demeure un Call of Duty de premier plan et un contraste bienvenu avec la saga Modern Warfare. Le jeu s’inspire fortement des thrillers et films de guerre des années 1970, mêlant paranoïa et conspirations à l’action énergique caractéristique de la série. Il ose même des idées extravagantes, dont l’implication que Mason, protagoniste du jeu, aurait assassiné John F. Kennedy en raison de son conditionnement de dormeur. C’est l’une des histoires les plus invraisemblables possibles pour un jeu militaire, mais elle demeure très divertissante.
Le multijoueur s’appuie sur l’élan de Call of Duty: Modern Warfare 2 et le dépasse. Les joueurs peuvent personnaliser leur personnage avec de la peinture faciale, des emblèmes artisanaux et davantage. On ne peut obtenir ces éléments ni avec de l’argent réel ni uniquement en montant de niveau, mais en gagnant une monnaie interne.
Black Ops étend également le mode Zombies vu dans World at War. Au lancement, deux nouvelles cartes sont proposées, dont une située au Pentagone où John F. Kennedy et Richard Nixon sont jouables. Un jeu Zombies secret vu du dessus, Dead Ops, peut être découvert via un œuf de Pâques dans le menu principal. Un titre rempli de contenu qui établit Black Ops comme une marque incontournable de la franchise.
1
Black Ops II
PlayStation 3, Xbox 360, Wii U et PC (2012)
Black Ops II incarne parfaitement ce qui fait de Call of Duty l’une des franchises les plus reconnues du jeu vidéo, avec une campagne saisissante coscénarisée par David S. Goyer (coscénariste de Batman Begins), un multijoueur rapide et parfaitement équilibré, ainsi qu’une extension ambitieuse du mode Zombies.
La campagne propulse la série dans le futur pour la première fois, en 2025. Après avoir mis l’accent sur le lavage de cerveau et les agents dormeurs, Black Ops II se penche sur les risques de la militarisation technologique. Que se passe-t-il lorsque les ennemis prennent le contrôle des drones et systèmes censés protéger le monde? Ajoutez un révolutionnaire extrémiste réunissant une armée de citoyens grâce aux réseaux sociaux, et c’est le chaos total. Pour la première fois, la franchise donne aussi au joueur la possibilité de faire des choix qui orientent l’histoire, menant à plusieurs fins et variations de missions. Une nouvelle forme de rejouabilité et une complexité remarquable pour une série auparavant très linéaire.
Le multijoueur est également un point fort, avec une variété de cartes, une progression individuelle des armes, l’introduction des séries de points qui récompensent autre chose que les éliminations, et le système Pick 10. Celui-ci oblige les joueurs à choisir dix éléments parmi les armes, atouts, accessoires et équipements. On peut sacrifier son arme secondaire pour obtenir d’autres atouts ou accessoires, obligeant à des choix plus réfléchis.
Le mode Zombies gagne aussi en ampleur grâce à une immense carte appelée Tranzit, comprenant un autobus reliant différentes sections. Les cartes DLC ajoutent encore des ambitions, avec des PNJ alliés, un robot géant et plus encore.
En définitive, Black Ops II est une synthèse idéale qui propulse la série au bon rythme et maintient un très haut niveau de qualité dans ses trois modes. Après la trilogie Modern Warfare, Black Ops II conclut l’âge d’or de Call of Duty et demeure peut-être le meilleur jeu de la franchise. Reste à voir si la série retrouvera un jour de tels sommets, mais Treyarch s’est fixé une barre très élevée.



















Gabriel Fournier

Comment être un bon spectateur
Ceci est la traduction adaptée d’un article d'Andy Greene, originalement publié par Rolling Stone le 29 juin 2026. Nous republions l'article originalement intitulé How to Attend a Concert and Not Ruin It for Others avec la permission de son auteur. Notez que certaines subtilités et nuances peuvent différer de la version originale.
En 2013, on s’était donné pour mission de rappeler aux amateurs de musique qu’il est de notre devoir de rester un minimum civilisés quand on assiste à un concert. On ne demandait pas aux gens d’arrêter de boire, de danser ou de s’amuser. On voulait simplement qu’ils arrêtent de se comporter de manière grossière et de gâcher la soirée de tout le monde.
Malheureusement, le monde n’a pas écouté. En fait, l’année 2013 semble aujourd’hui une époque bien paisible et respectable, maintenant que nous vivons tous dans le décor d'enfer dystopique de 2026. À l'époque, les téléphones cellulaires n'étaient plus une nouveauté, mais la plupart des gens se souvenaient encore du temps où ils n'étaient pas greffés à nos mains 24 heures sur 24. Instagram venait à peine de naître, TikTok n'était qu'une vague idée dans l'esprit collectif du Parti communiste chinois, et la pandémie ne nous avait pas encore dépouillés des règles de civisme de base que l’on respectait autrefois en sortant de chez soi.
C’est pourquoi nous avons préparé cette nouvelle liste des comportements à adopter en concert. Certaines règles sont des versions mises à jour des anciennes, tandis que d’autres reflètent les changements que nous avons subis ces douze dernières années. Et oui, certains d’entre vous ne seront pas d’accord avec tout. Vous allez nous prendre pour de vieux moralisateurs pathétiques qui ne savent pas s’amuser. Sachez que vous faites partie du problème. Et quand on fera le point en 2037, tout sera sûrement encore pire.
Gardez vos conversations pour le bar (oui, même pendant la première partie que vous ne connaissez pas)
Quand on regarde la foule lors d’un concert, on y trouve généralement un public assez diversifié. Le seul point commun que nous ayons tous, c'est d'avoir acheté un billet pour ce spectacle précis. Cela signifie que nous sommes là pour entendre la musique. Pas pour vous entendre parler. Si vous n’aimez pas la première partie ou si vous vous ennuyez à un moment donné, dirigez-vous vers le hall ou le bar, commandez un verre et discutez autant que vous le voulez. Vous pouvez même faire une lecture publique d’un scénario de trois heures avec votre ami si ça vous chante, on s'en fiche. S'il vous plaît, ne restez pas à vos sièges ou dans la foule à hurler l'un après l'autre pour couvrir la musique. Tout le monde vous entend. C’est d'un désagrément consommé. (Et si vous avez quelques verres dans le nez, vous n’avez aucune idée d'à quel point vous parlez fort. Mais croyez-moi, vous êtes extrêmement bruyants.)
Aidez les adeptes du «crowd-surfing» et gardez les mains levées
Ce n’est pas un problème si vous allez voir James Taylor ou un vieux crooner à Las Vegas. Mais si vous êtes dans une salle bondée de jeunes et que les gens commencent à faire des vagues ou à se bousculer, soyez un être humain décent et offrez votre aide. Levez les bras, avancez vers eux et guidez-les en lieu sûr. Ce n’est pas toujours facile, et il se peut que vous receviez un coup de pied accidentel à la tête, mais l’alternative, c’est qu’un pauvre jeune s'éclate le crâne sur le béton. Personne ne veut ça. Si vous ne voulez pas gérer le «crowd-surfing», reculez vers le fond de la salle dès que l'ambiance devient plus agitée.
Respectez les règles du jeu : on ne pousse pas pour aller devant
À la seconde où les lumières s’éteignent dans un événement en admission générale, il y a toujours un ou deux sans-dessein qui se frayent un chemin vers l'avant en poussant tout le monde. Ils se fichent éperdument du fait que les gens devant eux ont attendu plusieurs heures pour obtenir leur place. Si vous voyez cela se produire et que vous vous sentez d'humeur courageuse, positionnez-vous de manière à leur bloquer le passage. Si vous êtes particulièrement brave, vous pouvez même leur mentionner qu’ils violent le pacte sacré du pit. (Formulez-le peut-être autrement.) Et surtout, ne soyez jamais le fatiguant qui pousse. Si vous voulez une bonne place, arrivez plus tôt. C’est aussi simple que ça.
Arrêtez de consulter Setlist.fm pendant le spectacle
Pour un groupe comme Phish qui change ses chansons tous les soirs, il y en a 50 comme Lady Gaga qui s'en tiennent essentiellement au même programme pendant toute la tournée. Si vous voulez savoir à l’avance ce qu’ils vont jouer, le site Setlist.fm est là pour ça. Mais une fois que le spectacle commence et que vous êtes entouré de gens qui n’ont peut-être pas voulu gâcher la surprise, arrêtez de regarder ce maudit site. Je ne compte plus le nombre de fois ces dernières années où j'ai pu voir plusieurs personnes autour de moi les yeux rivés sur Setlist.fm. Et ce n’est pas juste un coup d’œil rapide. Ils l’étudient comme s'il s'agissait d'un texte sacré, avec la luminosité de l'écran au maximum. Je parle au nom de beaucoup de monde : on ne veut pas savoir quelle est la prochaine chanson. Même si j'ai regardé la liste il y a trois semaines, je ne l'ai pas apprise par cœur. Laissez-moi la chance d'être surpris.
Ne jetez rien sur la scène
On a vraiment besoin de préciser cela ? Ne jetez pas de bouteilles de bière sur les artistes. Ne jetez pas de monnaie. Ne jetez même pas votre démo ou une lettre manuscrite. Êtes-vous devenus fous ? (En 2004, quelqu’un a jeté un bonbon sur David Bowie et l’a atteint directement a l'œil. Il a hurlé de douleur et de choc. Où que soit l'auteur de ce geste aujourd’hui, j’espère qu’il est fier de lui.)
Réfléchissez avant de vous lever ou de vous asseoir
On l’a déjà mentionné la dernière fois, mais cela vaut la peine de le répéter. Si vous êtes à un concert avec des sièges réservés, surtout dans un théâtre où la visibilité est sous-optimale, vous avez le devoir de vous assurer que les personnes derrière vous peuvent voir. On ne peut pas en vouloir à toute une foule de se lever. Mais si la majorité des gens sont assis et que vous ressentez le besoin d'être la seule personne debout à bloquer la vue des autres, abstenez-vous. On sait que votre chanson préférée vient de commencer et que vous avez des fourmis dans les jambes, mais cela n'en vaut pas la peine. Une bonne règle de base : si vous voyez parfaitement la scène en restant assis, ne bougez pas. Votre plaisir personnel ne vaut pas la peine de fâcher une foule d'autres personnes moins bien placées. (Les avis partagés divergent là-dessus, certains estimant qu’ils devraient pouvoir se lever quand bon leur semble. Ils devraient plutôt penser aux personnes plus âgées qui ne peuvent pas rester debout longtemps, ou simplement au fait de ne pas importuner leurs voisins de derrière.)
Baissez la luminosité et désactivez le flash
Dans un monde idéal, les gens ne ressentiraient pas le besoin d'utiliser leur téléphone en concert. Mais si vous cédez à la temptation, s’il vous plaît, baissez la luminosité au minimum. Dans le noir complet, un écran de téléphone est extrêmement brillant et distrayant. Je n’ai pas besoin de voir votre fil Instagram pendant que j’essaie de regarder le spectacle. Et si vous filmez, au grand minimum, enlevez le flash. Non seulement cela aveugle tout le monde autour de vous, mais ça dérange souvent l’artiste aussi.
Assez avec la blague de «Freebird»
Ce n’était pas drôle en 1978. Ce n’était pas drôle en 1996. Ce n’était pas drôle les 9 000 premières fois qu’on l’a entendue. Et ce n’est pas drôle aujourd’hui. On n’a rien contre un peu d’humour en concert. Mais pour l’amour de Dieu, trouvez une nouvelle joke. Hurler «Freebird!» est plus usé qu’un vieux sketch de cabaret des années 50.
Arrêtez de filmer et de prendre des photos !
Si vous devez ignorer tout le reste de cette liste, lisez au moins ceci. On passe déjà nos journées entières à fixer des écrans. Un concert, c’est l’occasion de les ranger et de vivre quelque chose en direct, dans le monde réel. Pourtant, pour des raisons totalement mystérieuses, une proportion gigantesque du public préfère regarder le spectacle à travers un minuscule écran de cellulaire alors qu’ils pourraient lever les yeux et le voir en direct, en ultra-haute définition. Certains font cela au tout premier rang, alors que l’artiste pour lequel ils ont payé une fortune se trouve à quelques pouces d'eux. C’est de la folie pure.
Oui, ils prennent des photos et des vidéos. Mais ce sont des images de piètre qualité qu’ils ne regarderont probablement jamais plus d'une fois. Mettez votre maudit téléphone dans votre poche. Regardez le spectacle. Pendant une heure ou deux bien précieuses, vivez le moment présent. On faisait tout le temps ça avant. On est capables de le refaire. (Je sais bien que je passe pour le vieux grincheux qui rouspète contre les nuages. Je m’en fous. Ces téléphones stupides nous ramollissent le cerveau et il faut bien que quelqu’un le dise.)
Pour l’amour de Dieu, ne chiez pas dans vos culottes
On a un peu de misère à croire qu’on doive écrire cela, mais c’est apparemment devenu nécessaire depuis que des artistes comme Noah Kahan et Olivia Rodrigo ont rapporté que des admirateurs se souillaient littéralement dessus pendant leurs spectacles plutôt qu’abandonner leur place près de la scène. Les gens, à quoi pensez-vous, pour l’amour du ciel ? La plupart des concerts durent environ deux heures. Vous pouvez vous retenir, surtout si vous allez aux toilettes juste avant le début de la représentation. C’est vrai aussi si vous êtes dans une section d'admission générale, même serrés les uns contre les autres près de la scène. On sait que vous avez attendu toute la journée pour cette place et que vous ne supportez pas l’idée que quelqu’un vous la prenne. On sait que vous avez acheté ces billets il y a des mois et que vous comptiez les secondes jusqu’à aujourd’hui. Mais cela ne signifie pas qu’il faut littéralement vous oublier sur place.
Tout ce que vous avez à faire, c’est de dire aux gens autour de vous : «Hé, je vais aux toilettes une minute. Est-ce que vous pouvez me garder ma place ? Écartez juste un peu les bras et les jambes, et je ferai de même pour vous à mon retour.» C'est pas sorcier. Les gens sont heureux de coopérer, surtout si vous ajoutez : «L’autre option, c’est que je salisse le plancher pendant votre chanson préférée.»