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La mère de Diddy dénonce la docusérie de Netflix

Janice Combs affirme que Netflix a déformé la réalité pour «tromper les spectateurs et nuire à notre réputation».

La mère de Diddy dénonce la docusérie de Netflix
Prince Williams/ Getty Images

Ceci est la traduction adaptée d’un article d'Althea Legaspi, originalement publié par Rolling Stone le 6 décembre 2025. Nous republions l'article originalement intitulé Sean Combs’ Mother Slams ‘Inaccuracies’ in ‘Reckoning’ Doc, Calls Abusive Parent Claims ‘Untrue’ avec la permission de son autrice. Notez que certaines subtilités et nuances peuvent différer de la version originale.

Janice Combs, la mère de Sean Combs alias Diddy, a nié les accusations du docu-série Sean Combs: The Reckoning selon lesquelles elle aurait été une mère abusive, les qualifiant d’«inexactes». Elle conteste également d’autres propos sur leur relation et sur le comportement de son fils à son égard.


Dans un communiqué transmis à Rolling Stone, elle affirme que la série contient «des inexactitudes concernant l’enfance et la vie familiale de mon fils» et que ces distorsions ont été «intentionnellement créées pour tromper les spectateurs et nuire davantage à notre réputation».

«Comme je l’ai déjà affirmé, j’étais une mère célibataire, élevant mon fils, occupant trois et même quatre emplois afin de lui offrir une enfance confortable et une éducation de qualité», précise-t-elle, niant toute forme d’abus. «J’ai élevé Sean avec amour et travail acharné, non avec des abus.»

Elle réfute aussi les propos de Tim Patterson, présenté comme un ami d’enfance de Sean, qualifiant sa description de leur relation de «mensongère et sensationnaliste pour promouvoir la série». Elle ajoute: «Au contraire, j’ai aimé et encouragé Sean. Mes souvenirs de son enfance et de son adolescence sont ceux d’un enfant et adolescent respectueux et appliqué. Sean a toujours été travailleur, ambitieux et performant.»

Janice Combs dénonce également les accusations de Kirk Burrowes, cofondateur de Bad Boy Entertainment avec Sean, qui affirmait que son fils l’aurait giflée. «Les allégations de M. Kirk Burrowes selon lesquelles mon fils m’aurait giflée lors d’une conversation après les tragiques événements du City College le 28 décembre 1991 sont inexactes et absolument fausses», déclare-t-elle. Elle ajoute que l’utilisation de cette tragédie pour «incorporer de faux récits et tenter de s’approprier ce qui ne lui appartenait pas» est «scandaleuse et offensante».

Dans son communiqué, elle rappelle que Sean a été «un fils dévoué», l’aidant dans ses soins médicaux et apportant un soutien financier, et demande que «ces distorsions, mensonges et déclarations trompeuses soient publiquement rectifiés».

En octobre, Sean Combs a été condamné à quatre ans et deux mois de prison pour avoir transporté ses ex-conjointes et des escortes masculins à travers plusieurs États pour des marathons sexuels de plusieurs jours sous l’influence de drogues, appelés «freak-offs». Il fait appel de sa condamnation et de sa peine et son équipe a demandé au président Trump de considérer un pardon.

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Sean Combs a personnellement écrit une lettre au président Donald Trump pour lui demander une grâce, après que le fondateur de Bad Boy Entertainment a été condamné à un peu plus de quatre ans de prison, selon The New York Times.

Trump, qui fréquentait Combs à l’époque des cercles mondains de New York dans les années 1990 et 2000, ne semblait pas particulièrement ému par la situation de l’homme aujourd’hui âgé de 56 ans, affirmant qu’il n’envisageait pas d’accéder à la demande.

On ignore ce que Combs a écrit dans la lettre, tout comme la date de son envoi, mais Trump a évoqué mercredi la possibilité de la montrer à une salle remplie de journalistes. Un représentant de Combs a refusé de commenter.

Cette démarche directe auprès de Trump constitue la plus récente escalade dans les efforts du magnat de la musique pour retrouver sa liberté, après avoir été reconnu coupable en juillet de deux chefs d’accusation liés au transport de personnes en vue de se livrer à la prostitution. Ces accusations découlaient d’une vaste affaire de trafic sexuel et de racket, dans le cadre de laquelle Combs a finalement été acquitté des accusations les plus graves. Le jury l’a toutefois tenu responsable d’avoir payé des travailleurs du sexe masculins afin qu’ils traversent des frontières d’État pour participer à des «freak-offs» avec ses petites amies.

Le mois dernier, Combs a porté la décision en appel, accusant le juge fédéral Arun Subramanian d’avoir agi comme un «treizième juré» lors du prononcé de la peine en octobre. Son équipe juridique a soutenu que les accusés reconnus coupables en vertu du Mann Act «écopent généralement de peines inférieures à 15 mois pour ce type d’infractions, même lorsque la coercition, que le jury n’a pas retenue ici, est en cause».

Le juge Subramanian a toutefois précisé qu’il avait tenu compte de la quantité «massive» de preuves relatives «aux abus liés aux freak-offs et aux nuits d’hôtel» pour fixer la peine de Combs à 50 mois de prison.

«Le tribunal rejette la tentative de la défense de présenter ce qui s’est produit ici comme de simples expériences intimes et consensuelles, ou comme une banale histoire de sexe, de drogue et de rock and roll», a déclaré Subramanian au moment de prononcer la sentence. «Un historique de bonnes actions ne peut effacer le dossier de cette affaire, qui a démontré que vous avez abusé du pouvoir et du contrôle que vous exerciez sur la vie de femmes que vous prétendiez aimer profondément. Vous les avez maltraitées physiquement, émotionnellement et psychologiquement. Et vous avez utilisé ces abus pour parvenir à vos fins, notamment en ce qui concerne les freak-offs et les nuits d’hôtel. L’argument de la défense voulant que tout cela soit sans lien avec les faits reprochés dans cette cause ne tient pas.»

Rolling Stone rapportait en mai que Combs préparait le terrain en vue d’une éventuelle grâce peu après son arrestation en septembre 2024, son entourage cherchant à se rapprocher de personnes gravitant dans l’orbite de Trump à la suite de l’élection présidentielle de novembre. Puis, lorsque Combs a été acquitté des accusations les plus graves durant l’été, son équipe a intensifié ses démarches. Selon des sources à Washington, elle a commencé à prendre contact avec des stratèges politiques de l’univers trumpien, des lobbyistes et des acteurs clés afin d’obtenir leur aide pour décrocher une grâce présidentielle, évoquant des montants se situant dans la moyenne des six chiffres en échange de leur appui.

«Il est prêt à tout pour sortir de prison», confiait en mai à Rolling Stone une source qui connaît Combs depuis une dizaine d’années. «Il a toujours été comme ça. Il fera toujours ce qu’il faut pour se sortir d’une situation.»

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