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Luigi Mangione révèle ce qu'il écoute en prison

Dans une lettre, il explique qu'un autre prisonnier lui a fait développer une passion pour Lil Durk.

Luigi Mangione révèle ce qu'il écoute en prison
Curtis Means - Pool/Getty Images

Cela fait déjà près de 10 mois que Luigi Mangione est derrière les barreaux pour le meurtre présumé de Brian Thompson, PDG de UnitedHealthcare. Depuis, Mangione a intégré l'imaginaire collectif, et est devenu une véritable star sur les réseaux sociaux.

Un compte X nommé @MangioneTrial, qui suit de près toutes les actualités concernant le jeune homme et son cas juridique, a partagé une lettre écrite par Mangione en direct de prison. Le détenu, qui vient tout juste d'avoir 27 ans, a énuméré une liste de 27 choses pour lesquelles il est reconnaissant. Il remercie, entre autres, les milliers de supporters à travers le monde qui ont pris le temps de lui écrire des lettres. Il est aussi reconnaissant, apprend-on, pour les «Jeudi poulet avec sauce BBQ» à la cafétéria de prison.


Parmi les cadeaux qu'il a reçu en prison, Mangione a entre autres obtenu une tablette électronique, ce qui lui permet d'y télécharger des chansons qu'il peut écouter dans sa cellule. Le Bureau des Prisons américain, le BoP, a son propre catalogue de chansons autorisées, que les détenus peuvent télécharger sur des lecteurs mp3 non-intelligents. Mais il serait aussi possible pour les prisonniers de télécharger des chansons sur leurs appareils personnels.

Mais la réelle surprise est plutôt le genre de musique qu'a téléchargé Luigi Mangione. En effet, la 27e raison listée est rédigée à la main, alors que le reste était tapé et imprimé. «Raison 27: Cardigan par Taylor Swift», pouvait-on lire. Toutefois, cette phrase est rayée et remplacée par Dis Ain't What U Want- Lil Durk, et Mangione a rédigé un autre paragraphe d'explication.

«La semaine dernière, j'ai téléchargé plein de chansons de Taylor Swift et Charli XCX sur ma tablette. Je n'avais jamais vraiment écouté la musique de l'une ou l'autre, mais une fausse liste circulait sur internet disant que c'était mes artistes préférées», écrit-il. «Plutôt que d'être un trouble-fête et de dire la vérité, j'ai décidé de vérifier si la hype en valait le coup. Un jour, je marchais sur le dernier étage de mon unité en écoutant Cardigan par Taylor Swift quand un des autres détenus, King, m'interpelle et me demande ce que j'écoute. Il m'a grondé pendant un moment et a remplacé toute ma musique. Maintenant, j'écoute Lil Durk.»

Même si Mangione n'a pas l'étoffe du fan moyen de Lil Durk, on peut s'imaginer que Mangione trouve des similitudes entre lui et le rappeur, qui est également présentement incarcéré. Lil Durk est accusé d'avoir engagé un tueur à gage pour se débarasser du rappeur Quando Rando, ce qui a mené à la mort de son cousin Saviay’a “Lul Pab” Robinson. Son procès devrait s'amorçer en janvier 2026.

Une date n'a toujours pas été confirmée pour le début du procès de Mangione, qui refuse de comparaître via visioconférence.

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Sean Combs a personnellement écrit une lettre au président Donald Trump pour lui demander une grâce, après que le fondateur de Bad Boy Entertainment a été condamné à un peu plus de quatre ans de prison, selon The New York Times.

Trump, qui fréquentait Combs à l’époque des cercles mondains de New York dans les années 1990 et 2000, ne semblait pas particulièrement ému par la situation de l’homme aujourd’hui âgé de 56 ans, affirmant qu’il n’envisageait pas d’accéder à la demande.

On ignore ce que Combs a écrit dans la lettre, tout comme la date de son envoi, mais Trump a évoqué mercredi la possibilité de la montrer à une salle remplie de journalistes. Un représentant de Combs a refusé de commenter.

Cette démarche directe auprès de Trump constitue la plus récente escalade dans les efforts du magnat de la musique pour retrouver sa liberté, après avoir été reconnu coupable en juillet de deux chefs d’accusation liés au transport de personnes en vue de se livrer à la prostitution. Ces accusations découlaient d’une vaste affaire de trafic sexuel et de racket, dans le cadre de laquelle Combs a finalement été acquitté des accusations les plus graves. Le jury l’a toutefois tenu responsable d’avoir payé des travailleurs du sexe masculins afin qu’ils traversent des frontières d’État pour participer à des «freak-offs» avec ses petites amies.

Le mois dernier, Combs a porté la décision en appel, accusant le juge fédéral Arun Subramanian d’avoir agi comme un «treizième juré» lors du prononcé de la peine en octobre. Son équipe juridique a soutenu que les accusés reconnus coupables en vertu du Mann Act «écopent généralement de peines inférieures à 15 mois pour ce type d’infractions, même lorsque la coercition, que le jury n’a pas retenue ici, est en cause».

Le juge Subramanian a toutefois précisé qu’il avait tenu compte de la quantité «massive» de preuves relatives «aux abus liés aux freak-offs et aux nuits d’hôtel» pour fixer la peine de Combs à 50 mois de prison.

«Le tribunal rejette la tentative de la défense de présenter ce qui s’est produit ici comme de simples expériences intimes et consensuelles, ou comme une banale histoire de sexe, de drogue et de rock and roll», a déclaré Subramanian au moment de prononcer la sentence. «Un historique de bonnes actions ne peut effacer le dossier de cette affaire, qui a démontré que vous avez abusé du pouvoir et du contrôle que vous exerciez sur la vie de femmes que vous prétendiez aimer profondément. Vous les avez maltraitées physiquement, émotionnellement et psychologiquement. Et vous avez utilisé ces abus pour parvenir à vos fins, notamment en ce qui concerne les freak-offs et les nuits d’hôtel. L’argument de la défense voulant que tout cela soit sans lien avec les faits reprochés dans cette cause ne tient pas.»

Rolling Stone rapportait en mai que Combs préparait le terrain en vue d’une éventuelle grâce peu après son arrestation en septembre 2024, son entourage cherchant à se rapprocher de personnes gravitant dans l’orbite de Trump à la suite de l’élection présidentielle de novembre. Puis, lorsque Combs a été acquitté des accusations les plus graves durant l’été, son équipe a intensifié ses démarches. Selon des sources à Washington, elle a commencé à prendre contact avec des stratèges politiques de l’univers trumpien, des lobbyistes et des acteurs clés afin d’obtenir leur aide pour décrocher une grâce présidentielle, évoquant des montants se situant dans la moyenne des six chiffres en échange de leur appui.

«Il est prêt à tout pour sortir de prison», confiait en mai à Rolling Stone une source qui connaît Combs depuis une dizaine d’années. «Il a toujours été comme ça. Il fera toujours ce qu’il faut pour se sortir d’une situation.»

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