Skip to content
Recherche

Tory Lanez perd son appel: les juges confirment sa condamnation

Le rappeur canadien reste coupable d'avoir tiré sur Megan Thee Stallion.

Tory Lanez perd son appel: les juges confirment sa condamnation

Ceci est la traduction adaptée d’un article de Nancy Dillon, originalement publié par Rolling Stone le 12 novembre 2025. Nous republions l'article originalement intitulé Tory Lanez Loses Appeal, Judges Uphold Conviction in Megan Thee Stallion Shooting avec la permission de son autrice. Notez que certaines subtilités et nuances peuvent différer de la version originale.

Tory Lanez a perdu mercredi son appel dans l’affaire criminelle l’opposant à Megan Thee Stallion, lorsqu’un panel de trois juges a confirmé sa condamnation et sa peine de dix ans de prison pour la fusillade de 2020 qui avait conduit la rappeuse à l’hôpital.


Lanez, de son vrai nom Daystar Peterson, avait tenté d’annuler le verdict de 2022 en invoquant plusieurs motifs. Il soutenait que son droit de témoigner avait été compromis, craignant que ses paroles et ses chansons soient utilisées contre lui. Il affirmait aussi que le tribunal avait eu tort d’autoriser les procureurs à diffuser l’enregistrement d’une entrevue avec Kelsey Harris, ancienne meilleure amie de Megan, où elle confirmait les accusations selon lesquelles Peterson était le tireur.

«Ni Peterson ni son avocat n’ont jamais indiqué au tribunal que Peterson souhaitait témoigner mais avait été dissuadé par la possibilité d’un contre-interrogatoire», écrivent les juges dans leur décision de 46 pages. Selon eux, le juge de première instance a eu raison de permettre au jury d’entendre l’enregistrement, car Harris, bien qu’assignée à comparaître et bénéficiant de l’immunité, «a prétendu à plusieurs reprises ne plus se souvenir de ce qui s’était passé». Les magistrats ont jugé que l’enregistrement pouvait être admis comme déclaration antérieure incohérente.

«Lorsqu’un tribunal conclut, sur la base d’éléments suffisants, qu’un témoin feint l’oubli pour éviter de répondre honnêtement, il peut admettre comme “incohérentes” les déclarations antérieures décrivant les événements que le témoin dit maintenant avoir oubliés», ont-ils précisé.

«Nous ne relevons aucune erreur préjudiciable et confirmons donc la condamnation de Peterson», ont conclu les juges du deuxième district d’appel de Californie.

Âgé de 33 ans, Peterson purge actuellement une peine de dix ans pour avoir tiré sur Megan dans une rue de Los Angeles après une fête chez Kylie Jenner. Au procès, le jury a entendu qu’il avait pointé une arme vers les pieds de la rappeuse en criant «Dance bitch», avant de tirer cinq coups. Megan avait subi des blessures aux deux pieds et dû être opérée d’urgence.

Les jurés ont également vu un message texte envoyé par Harris au garde du corps de Megan cinq minutes après la fusillade: «Help / Tory shot meg / 911». Ils ont aussi entendu un appel téléphonique enregistré, dans lequel Peterson blâmait l’alcool et disait que Megan ne lui «parlerait probablement plus jamais». Dans un message ultérieur, il écrivait: «Je sais que tu ne me parleras probablement plus jamais, mais je veux que tu saches que je suis désolé du fond du cœur. J’étais juste trop saoul. Rien de tout ça n’aurait dû arriver, et je me sens horriblement mal.»

Reconnu coupable d’agression avec une arme semi-automatique, Peterson a déposé en février 2024 un mémoire d’appel soulevant dix motifs, dont l’admission d’éléments de preuve contestés et une prétendue mauvaise conduite du ministère public. Il soutenait aussi que le juge aurait dû imposer une peine plus clémente. L’appel a été rejeté, tout comme ses demandes d’habeas corpus déposées ensuite.

Les juges ont estimé que la peine reposait sur un facteur aggravant valable: la vulnérabilité particulière de la victime, alors désarmée et «vêtue d’un maillot de bain, le dos tourné» lorsque les coups de feu ont été tirés.

Au procès de 2022, Megan avait livré un témoignage bouleversant de trois heures, décrivant sa terreur et la honte d’avoir menti au sujet de sa relation avec Lanez, qu’elle jugeait sans rapport avec les faits. «Parce que j’ai été blessée par balle, je suis devenue la méchante, et lui la victime. Ça a détruit ma vie», avait-elle déclaré, ajoutant avoir parfois souhaité «qu’il m’ait tuée plutôt que de me faire vivre cette torture».

Le chef du service de chirurgie orthopédique du Cedars Sinai Medical Center avait présenté aux jurés les radiographies des blessures de Megan, précisant que quatre fragments métalliques avaient été extraits de ses pieds lors d’une opération d’urgence.

Un témoin, Sean Kelly, qui habitait sur la rue où la fusillade s’est produite, a raconté avoir été réveillé par une dispute. En regardant par la fenêtre, il avait vu deux femmes se battre près d’une voiture, puis un homme plus petit et «très agité» tirer «dans toutes les directions».

Un porte-parole des avocats de Peterson n’a pas répondu à la demande de commentaire de Rolling Stone. Le rappeur purge actuellement sa peine à la California Men’s Colony, à San Luis Obispo, après avoir été transféré de Tehachapi, où il avait été poignardé par un codétenu en mai dernier.

Plus de nouvelles

'Tennessee Whiskey' devient la première chanson country à obtenir une certification double diamant
Astrida Valigorsky/WireImage

'Tennessee Whiskey' devient la première chanson country à obtenir une certification double diamant

Ceci est la traduction adaptée d’un article de Charisma Madarang, originalement publié par Rolling Stone le 12 janvier 2026. Nous republions l'article originalement intitulé Chris Stapleton’s ‘Tennessee Whiskey’ Is First Country Song to Earn a Double Diamond avec la permission de son autrice. Notez que certaines subtilités et nuances peuvent différer de la version originale.

La reprise désormais incontournable de Tennessee Whiskey par Chris Stapleton est devenue la première chanson country à obtenir une certification double diamant de la Recording Industry Association of America (RIAA).

Keep ReadingShow less
A$AP Rocky dévoile le single 'Helicopter'
Filmmagic

A$AP Rocky dévoile le single 'Helicopter'

Il semble bien qu'A$AP Rocky soit de retour en bonne et due forme.

Cela fait près de huit ans qu'on n'avait pas eu droit à un nouvel album du rappeur new-yorkais, qui est depuis devenu père de trois enfants avec sa compagne, Rihanna (qui, du reste, n'a également pas partagé de nouvelle musique en plus d'une décennie).

Keep ReadingShow less
Bob Weir, co-fondateur de Grateful Dead, est décédé à 78 ans
Mark Sullivan/Getty Images

Bob Weir, co-fondateur de Grateful Dead, est décédé à 78 ans

Ceci est la traduction adaptée d’un article de Richard Gehr et Daniel Kreps, originalement publié par Rolling Stone le 10 janvier 2026. Nous republions l'article originalement intitulé Bob Weir, Grateful Dead Co-Founder and Guitarist, Dead at 78 avec la permission de ses auteurs. Notez que certaines subtilités et nuances peuvent différer de la version originale.

Bob Weir, chanteur, auteur-compositeur, guitariste et cofondateur des Grateful Dead, dont les chansons évoquant les «sunshine daydreams» et Truckin’ ont contribué à transformer le groupe jam en un empire musical de 60 ans, est décédé à l’âge de 78 ans.

Keep ReadingShow less
Sean Combs a personnellement écrit à Trump pour demander une grâce
Sean "Diddy" Combs and Donald J. Trump in 1998.

Sean Combs a personnellement écrit à Trump pour demander une grâce

Ceci est la traduction adaptée d’un article de Cheyenne Roundtree, originalement publié par Rolling Stone le 8 janvier 2026. Nous republions l'article originalement intitulé Sean Combs wrote personal letter to Trump asking for pardon avec la permission de son autrice. Notez que certaines subtilités et nuances peuvent différer de la version originale.

Sean Combs a personnellement écrit une lettre au président Donald Trump pour lui demander une grâce, après que le fondateur de Bad Boy Entertainment a été condamné à un peu plus de quatre ans de prison, selon The New York Times.

Trump, qui fréquentait Combs à l’époque des cercles mondains de New York dans les années 1990 et 2000, ne semblait pas particulièrement ému par la situation de l’homme aujourd’hui âgé de 56 ans, affirmant qu’il n’envisageait pas d’accéder à la demande.

On ignore ce que Combs a écrit dans la lettre, tout comme la date de son envoi, mais Trump a évoqué mercredi la possibilité de la montrer à une salle remplie de journalistes. Un représentant de Combs a refusé de commenter.

Cette démarche directe auprès de Trump constitue la plus récente escalade dans les efforts du magnat de la musique pour retrouver sa liberté, après avoir été reconnu coupable en juillet de deux chefs d’accusation liés au transport de personnes en vue de se livrer à la prostitution. Ces accusations découlaient d’une vaste affaire de trafic sexuel et de racket, dans le cadre de laquelle Combs a finalement été acquitté des accusations les plus graves. Le jury l’a toutefois tenu responsable d’avoir payé des travailleurs du sexe masculins afin qu’ils traversent des frontières d’État pour participer à des «freak-offs» avec ses petites amies.

Le mois dernier, Combs a porté la décision en appel, accusant le juge fédéral Arun Subramanian d’avoir agi comme un «treizième juré» lors du prononcé de la peine en octobre. Son équipe juridique a soutenu que les accusés reconnus coupables en vertu du Mann Act «écopent généralement de peines inférieures à 15 mois pour ce type d’infractions, même lorsque la coercition, que le jury n’a pas retenue ici, est en cause».

Le juge Subramanian a toutefois précisé qu’il avait tenu compte de la quantité «massive» de preuves relatives «aux abus liés aux freak-offs et aux nuits d’hôtel» pour fixer la peine de Combs à 50 mois de prison.

«Le tribunal rejette la tentative de la défense de présenter ce qui s’est produit ici comme de simples expériences intimes et consensuelles, ou comme une banale histoire de sexe, de drogue et de rock and roll», a déclaré Subramanian au moment de prononcer la sentence. «Un historique de bonnes actions ne peut effacer le dossier de cette affaire, qui a démontré que vous avez abusé du pouvoir et du contrôle que vous exerciez sur la vie de femmes que vous prétendiez aimer profondément. Vous les avez maltraitées physiquement, émotionnellement et psychologiquement. Et vous avez utilisé ces abus pour parvenir à vos fins, notamment en ce qui concerne les freak-offs et les nuits d’hôtel. L’argument de la défense voulant que tout cela soit sans lien avec les faits reprochés dans cette cause ne tient pas.»

Rolling Stone rapportait en mai que Combs préparait le terrain en vue d’une éventuelle grâce peu après son arrestation en septembre 2024, son entourage cherchant à se rapprocher de personnes gravitant dans l’orbite de Trump à la suite de l’élection présidentielle de novembre. Puis, lorsque Combs a été acquitté des accusations les plus graves durant l’été, son équipe a intensifié ses démarches. Selon des sources à Washington, elle a commencé à prendre contact avec des stratèges politiques de l’univers trumpien, des lobbyistes et des acteurs clés afin d’obtenir leur aide pour décrocher une grâce présidentielle, évoquant des montants se situant dans la moyenne des six chiffres en échange de leur appui.

«Il est prêt à tout pour sortir de prison», confiait en mai à Rolling Stone une source qui connaît Combs depuis une dizaine d’années. «Il a toujours été comme ça. Il fera toujours ce qu’il faut pour se sortir d’une situation.»

La mainmise de Trump sur le pétrole pourrait entraîner plus de violence au Venezuela

Une opération pétrolière à Maracaibo, dans l'état de Zulia, Venezuela, le 12 juillet 2024.

FEDERICO PARRA/AFP/Getty Images

La mainmise de Trump sur le pétrole pourrait entraîner plus de violence au Venezuela

Ceci est la traduction adaptée d’un article de Nikki McCann Ramirez, originalement publié par Rolling Stone le 1er janvier 2026. Nous republions l'article originalement intitulé Trump’s Oil Grab Could Lead to More Violence in Venezuela avec la permission de son autrice. Notez que certaines subtilités et nuances peuvent différer de la version originale.

Quelques heures après avoir mené un raid pour capturer le dictateur vénézuélien Nicolás Maduro, les dirigeants du gouvernement des États-Unis se sont présentés devant la presse non pas pour exalter la démocratie ou détailler un plan de souveraineté vénézuélienne, mais pour indiquer clairement leur intention de saigner le pays de ses réserves pétrolières.

Keep ReadingShow less