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Montréal se dote d'une nouvelle salle de concert avec la Toscadura

Ce nouveau lieu entre dans la constellation de la Casa del Popolo et de la Sala Rossa.

Montréal se dote d'une nouvelle salle de concert avec la Toscadura
Toscadura

En pleine tempête de fermetures de bars et salles de concert, la Toscadura promet de redynamiser l’offre musicale de la Main. Conçue par la même équipe derrière la Sala Rossa, la Casa del Popolo et la Sotterenea, cette salle d’environ 300 places se veut un espace accueillant pour les artistes émergents et les promoteurs indépendants. Derrière sa programmation, Chris Vargas, figure bien connue de la scène punk et électronique locale, entre autres pour son rôle dans le défunt groupe Pelada. Vargas affirme vouloir en faire un lieu inclusif, propice aux événements alternatifs, en entrevue avec Cult. En plus des concerts, la Toscadura souhaite diversifier son offre en accueillant des événements de toutes sortes.

Dans un contexte où plusieurs salles ont fermé leurs portes ces dernières années, ce nouveau lieu répond à un besoin criant d’avoir un espace de taille intermédiaire dans le centre de Montréal. Son modèle vise à garder les coûts abordables pour les promoteurs indépendants et les organisateurs d’événements. «On n’est pas là pour rendre les choses superbes, ou hyper chères», dit Sam Thiffault, bien connu des arrière-scènes un peu partout dans le monde et copropriétaire de la salle, aux côtés de Mauro Pezzente, membre de l’influent groupe de rock progressif Godspeed You! Black Emperor. «Juste un endroit simple, où tout est possible.»



C’est également l’immeuble qui abrite le Club Social Espagnol, ce qui signifie que les gens qui assistent aux concerts pourront aussi y commander de la nourriture. Il y a une vingtaine d’années, la salle que viennent de rénover l’équipe accueillait des groupes comme Protest the Hero, Silverstein, ou encore Against Me!, alors que le lieu était exploité sous le nom d’El Salon.

L’ouverture de cette salle s’inscrit dans une dynamique plus large de revitalisation de la scène musicale locale. Alors que de nombreux lieux emblématiques ont disparu, comme le Divan Orange et les Katacombes, de nouveaux projets comme celui-ci et le Blue Dog, fraîchement repris par Sergio Da Silva, devraient redonner un souffle à la musique live.

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Sean Combs a personnellement écrit une lettre au président Donald Trump pour lui demander une grâce, après que le fondateur de Bad Boy Entertainment a été condamné à un peu plus de quatre ans de prison, selon The New York Times.

Trump, qui fréquentait Combs à l’époque des cercles mondains de New York dans les années 1990 et 2000, ne semblait pas particulièrement ému par la situation de l’homme aujourd’hui âgé de 56 ans, affirmant qu’il n’envisageait pas d’accéder à la demande.

On ignore ce que Combs a écrit dans la lettre, tout comme la date de son envoi, mais Trump a évoqué mercredi la possibilité de la montrer à une salle remplie de journalistes. Un représentant de Combs a refusé de commenter.

Cette démarche directe auprès de Trump constitue la plus récente escalade dans les efforts du magnat de la musique pour retrouver sa liberté, après avoir été reconnu coupable en juillet de deux chefs d’accusation liés au transport de personnes en vue de se livrer à la prostitution. Ces accusations découlaient d’une vaste affaire de trafic sexuel et de racket, dans le cadre de laquelle Combs a finalement été acquitté des accusations les plus graves. Le jury l’a toutefois tenu responsable d’avoir payé des travailleurs du sexe masculins afin qu’ils traversent des frontières d’État pour participer à des «freak-offs» avec ses petites amies.

Le mois dernier, Combs a porté la décision en appel, accusant le juge fédéral Arun Subramanian d’avoir agi comme un «treizième juré» lors du prononcé de la peine en octobre. Son équipe juridique a soutenu que les accusés reconnus coupables en vertu du Mann Act «écopent généralement de peines inférieures à 15 mois pour ce type d’infractions, même lorsque la coercition, que le jury n’a pas retenue ici, est en cause».

Le juge Subramanian a toutefois précisé qu’il avait tenu compte de la quantité «massive» de preuves relatives «aux abus liés aux freak-offs et aux nuits d’hôtel» pour fixer la peine de Combs à 50 mois de prison.

«Le tribunal rejette la tentative de la défense de présenter ce qui s’est produit ici comme de simples expériences intimes et consensuelles, ou comme une banale histoire de sexe, de drogue et de rock and roll», a déclaré Subramanian au moment de prononcer la sentence. «Un historique de bonnes actions ne peut effacer le dossier de cette affaire, qui a démontré que vous avez abusé du pouvoir et du contrôle que vous exerciez sur la vie de femmes que vous prétendiez aimer profondément. Vous les avez maltraitées physiquement, émotionnellement et psychologiquement. Et vous avez utilisé ces abus pour parvenir à vos fins, notamment en ce qui concerne les freak-offs et les nuits d’hôtel. L’argument de la défense voulant que tout cela soit sans lien avec les faits reprochés dans cette cause ne tient pas.»

Rolling Stone rapportait en mai que Combs préparait le terrain en vue d’une éventuelle grâce peu après son arrestation en septembre 2024, son entourage cherchant à se rapprocher de personnes gravitant dans l’orbite de Trump à la suite de l’élection présidentielle de novembre. Puis, lorsque Combs a été acquitté des accusations les plus graves durant l’été, son équipe a intensifié ses démarches. Selon des sources à Washington, elle a commencé à prendre contact avec des stratèges politiques de l’univers trumpien, des lobbyistes et des acteurs clés afin d’obtenir leur aide pour décrocher une grâce présidentielle, évoquant des montants se situant dans la moyenne des six chiffres en échange de leur appui.

«Il est prêt à tout pour sortir de prison», confiait en mai à Rolling Stone une source qui connaît Combs depuis une dizaine d’années. «Il a toujours été comme ça. Il fera toujours ce qu’il faut pour se sortir d’une situation.»