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Il y a 25 ans, Dédé Fortin nous quittait

«Un des meilleurs auteurs-compositeurs de l’histoire de la chanson québécoise nous a filé entre les doigts. Tu étais beau comme un cœur et intelligent, nous aurions tous aimé être ton ami»

Il y a 25 ans, Dédé Fortin nous quittait

Il y a 25 ans jour pour jour, André «Dédé» Fortin est décédé dans des circonstances tragiques, laissant derrière lui un héritage musical incommensurable qui résonne toujours aussi fort aujourd’hui. Pour souligner ce triste anniversaire, Télé-Québec rend hommage au leader des Colocs en diffusant ce soir à 21h une émission spéciale nommée Salut Les Colocs!

Mara Tremblay, Marc Déry, Marie-Annick Lépine, Daniel Boucher, Sébastien Ricard, Élage Diouf et Émile Bilodeau – des artistes qui ont connu de près Dédé ou qui ont fortement été inspirés par sa musique – y revisitent les plus grands succès de ce groupe culte qui a marqué à tout jamais la culture québécoise.


Parmi les chansons qu’ils interprètent pour l’occasion dans différents lieux montréalais, des indémodables classiques de la musique d’ici, dont Bon’yeu, Belzébuth, Julie, Dédé, La rue principale, Tassez-vous de d’là, Le répondeur et Passe-moé la puck.

L’émission hommage, sous la direction musicale d’Alex McMahon, sera suivie par la projection du film Dédé à travers les brumes, une biographie de Dédé Fortin réalisée par Jean-Philippe Duval en 2009 mettant en vedette Sébastien Ricard dans le rôle-titre.

En ce jour de commémoration, Marie-Annick Lépine a partagé un émouvant témoignage au sujet du leader des Colocs. «Ce n’est pas facile de voir et de comprendre la détresse des autres. Un des meilleurs auteurs-compositeurs de l’histoire de la chanson québécoise nous a filé entre les doigts. Tu étais beau comme un cœur et intelligent, nous aurions tous aimé être ton ami.»

Elle a également partagé un souvenir de sa rencontre avec Dédé Fortin, alors que Les Cowboys Fringants étaient en début de carrière : «Lors de la sortie de notre album Motel Capri en avril 2000, Dédé était présent avec Mara [Tremblay] et Fred Fortin. On était vraiment contents de les rencontrer! Les Cowboys devaient faire les premières parties des Colocs, dans les Festivals, cet été-là…»

«Le matin du 8 mai 2000, je me suis levée avec Le répondeur dans la tête. J’en ai chanté un bout à ma mère. On pleurait toutes les deux et j’ai dit à ma maman: ‘Pour écrire une chanson comme celle-là, il faut se sentir très seul et triste’. Quelques heures après, on apprenait l’épouvantable nouvelle.»

Besoin d’aide pour vous ou un proche? De l’aide est disponible en tout temps, partout au Québec. Les services sont gratuits, bilingues et confidentiels. Téléphone : 1 866 APPELLE (277-3553). Texto : 535353. Clavardage et outils : www.suicide.ca.

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Sean Combs a personnellement écrit une lettre au président Donald Trump pour lui demander une grâce, après que le fondateur de Bad Boy Entertainment a été condamné à un peu plus de quatre ans de prison, selon The New York Times.

Trump, qui fréquentait Combs à l’époque des cercles mondains de New York dans les années 1990 et 2000, ne semblait pas particulièrement ému par la situation de l’homme aujourd’hui âgé de 56 ans, affirmant qu’il n’envisageait pas d’accéder à la demande.

On ignore ce que Combs a écrit dans la lettre, tout comme la date de son envoi, mais Trump a évoqué mercredi la possibilité de la montrer à une salle remplie de journalistes. Un représentant de Combs a refusé de commenter.

Cette démarche directe auprès de Trump constitue la plus récente escalade dans les efforts du magnat de la musique pour retrouver sa liberté, après avoir été reconnu coupable en juillet de deux chefs d’accusation liés au transport de personnes en vue de se livrer à la prostitution. Ces accusations découlaient d’une vaste affaire de trafic sexuel et de racket, dans le cadre de laquelle Combs a finalement été acquitté des accusations les plus graves. Le jury l’a toutefois tenu responsable d’avoir payé des travailleurs du sexe masculins afin qu’ils traversent des frontières d’État pour participer à des «freak-offs» avec ses petites amies.

Le mois dernier, Combs a porté la décision en appel, accusant le juge fédéral Arun Subramanian d’avoir agi comme un «treizième juré» lors du prononcé de la peine en octobre. Son équipe juridique a soutenu que les accusés reconnus coupables en vertu du Mann Act «écopent généralement de peines inférieures à 15 mois pour ce type d’infractions, même lorsque la coercition, que le jury n’a pas retenue ici, est en cause».

Le juge Subramanian a toutefois précisé qu’il avait tenu compte de la quantité «massive» de preuves relatives «aux abus liés aux freak-offs et aux nuits d’hôtel» pour fixer la peine de Combs à 50 mois de prison.

«Le tribunal rejette la tentative de la défense de présenter ce qui s’est produit ici comme de simples expériences intimes et consensuelles, ou comme une banale histoire de sexe, de drogue et de rock and roll», a déclaré Subramanian au moment de prononcer la sentence. «Un historique de bonnes actions ne peut effacer le dossier de cette affaire, qui a démontré que vous avez abusé du pouvoir et du contrôle que vous exerciez sur la vie de femmes que vous prétendiez aimer profondément. Vous les avez maltraitées physiquement, émotionnellement et psychologiquement. Et vous avez utilisé ces abus pour parvenir à vos fins, notamment en ce qui concerne les freak-offs et les nuits d’hôtel. L’argument de la défense voulant que tout cela soit sans lien avec les faits reprochés dans cette cause ne tient pas.»

Rolling Stone rapportait en mai que Combs préparait le terrain en vue d’une éventuelle grâce peu après son arrestation en septembre 2024, son entourage cherchant à se rapprocher de personnes gravitant dans l’orbite de Trump à la suite de l’élection présidentielle de novembre. Puis, lorsque Combs a été acquitté des accusations les plus graves durant l’été, son équipe a intensifié ses démarches. Selon des sources à Washington, elle a commencé à prendre contact avec des stratèges politiques de l’univers trumpien, des lobbyistes et des acteurs clés afin d’obtenir leur aide pour décrocher une grâce présidentielle, évoquant des montants se situant dans la moyenne des six chiffres en échange de leur appui.

«Il est prêt à tout pour sortir de prison», confiait en mai à Rolling Stone une source qui connaît Combs depuis une dizaine d’années. «Il a toujours été comme ça. Il fera toujours ce qu’il faut pour se sortir d’une situation.»

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