Skip to content
Recherche

Les meilleurs moments du «Beyoncé Bowl»

Des invités spéciaux et des clins d'œil cachés dans les moindres détails de la performance ont donné vie à l'album Cowboy Carter lors du spectacle de mi-temps de Noël de la NFL.

Les meilleurs moments du «Beyoncé Bowl»
Julian Dakdouk

Ceci est la traduction adaptée d’un article de Larisha Paul originalement publié par Rolling Stone le 26 décembre 2024. Nous republions l'article originalement intitulé Cowboy Collabs, Houston History, Blue Ivy, and 'Blackbiird': Best Moments of 'Beyoncé Bowl' avec la permission de son autrice. Notez que certaines subtilités et nuances peuvent différer de la version originale.

Il y a vingt ans, Beyoncé entrait dans le NRG Stadium de Houston à dos de cheval palomino. Elle souriait largement et saluait son public alors qu’elle se dirigeait vers la scène pour sa toute première performance en solo au Houston Rodeo. Cette semaine, elle a fait une autre entrée à cheval dans le stade — cette fois, non pas en tant qu'artiste de rodéo, mais comme tête d’affiche du spectacle de la mi-temps du match de Noël de la NFL. C’était le «Beyoncé Bowl».


Beyoncé n’a pas attendu que l’étalon blanc la conduise à travers les tunnels jusqu’au terrain pour commencer à chanter. Pas de grands sourires ni de gestes au public, juste une artiste exceptionnelle venue faire ce qu’elle fait de mieux. Elle avait déjà son micro en main lorsqu’elle a livré la première performance en direct de 16 Carriages, l’un des premiers extraits de Cowboy Carter, sorti à l’époque où l’album était encore appelé Act II.

En une quinzaine minutes, Beyoncé a interprété près d’une douzaine de morceaux de Cowboy Carter pour la première fois, ainsi qu’un titre de Renaissance. Quelques invités spéciaux — dont Blue Ivy, Shaboozey et Post Malone — ont joué un rôle crucial pour déployer l'énergie de l’album sur le terrain. Mais ce sont les clins d’œil subtils et les détails minutieux de la performance qui ont véritablement donné vie à l’histoire tissée dans le disque.

Voici les meilleurs moments du «Beyoncé Bowl», qui arrivera sur Netflix plus tard cette semaine.

«Blackbiird» s’envole vers la lumière

«You were only waiting for this moment to arise.» Cette phrase, tirée de Blackbird des Beatles, a été écrite par Paul McCartney à l’été 1968, dans le cadre d’une réflexion sur le désir collectif de liberté pendant le mouvement des droits civiques aux États-Unis. Beyoncé a mis l’accent sur ce collectif en interprétant sa version du titre, rebaptisée Blackbiird, aux côtés de Tanner Adell, Brittney Spencer, Tiera Kennedy et Reyna Roberts. Ces étoiles montantes du country ont accompagné Beyoncé en tenues blanches assorties, leurs harmonies impeccables et leurs regards lumineux. Avec l’attente d’un passage de Beyoncé vers un troisième genre musical après Cowboy Carter, ce moment ressemblait à un véritable passage de flambeau enflammé, allumé pour une raison précise : ouvrir des portes et montrer le chemin.

Beyoncé fait du Stade NRG sa maison

En 2023, Beyoncé a officiellement clôturé l’ère de Renaissance avec la sortie d’un documentaire long-métrage retraçant la création et la réalisation de la tournée de stades qui l'accompagnait. Pendant le générique de ce film — sorti exclusivement en salles — la chanson percutante My House, pleine de basses et de cuivres, résonnait dans la salle. Lorsque Beyoncé est passée de Ya Ya, un des morceaux phares de Cowboy Carter, à My House, ce fut une surprise électrisante. Depuis la sortie du documentaire, elle n’a presque jamais mentionné le projet, ce qui signifie qu’elle n’a pas encore prévu de sortie numérique, malgré des demandes incessantes (comprendre : des supplications) de ses fans. Beaucoup pensaient qu’elle avait aussi oublié la chanson. Mais le public du NRG Stadium, brandissant des pancartes «My House» depuis les gradins, a créé une image instantanément iconique.

Le Blue Ivy Bowl

Blue Ivy a commencé à se produire aux côtés de Beyoncé lors de la tournée Renaissance. La musicienne était initialement hésitante à permettre à sa fille aînée de pénétrer cet univers en tant que danseuse. C’est une voie artistique puissante, mais elle est aussi accompagnée de beaucoup de pression et de regards critiques. Beyoncé en sait quelque chose. Mais Blue Ivy est bien la fille de sa mère et elle a travaillé dur pour se hisser à la hauteur des attentes. Tout cela a conduit à ce moment : elle est apparue au milieu d’une mer de danseurs, juste derrière Beyoncé, exécutant chaque mouvement chorégraphié avec la détermination et l’assurance d’une véritable performeuse. Et bien que Blue Ivy ait brillamment tenu sa place parmi les autres danseurs, son avantage népotique a offert l’un des moments les plus doux du spectacle : le do-si-do entre Blue et Beyoncé pendant Texas Hold ’Em. En se faisant tournoyer l’une l’autre, Beyoncé a ajusté les paroles pour plaisanter : «Fais-moi tourner au centre, Blue, je ne peux pas lire dans tes pensées.»

Cowboy Carter : une leçon d’histoire

Le spectacle de mi-temps de Beyoncé a été marqué par de nombreux mouvements : plateformes flottantes, scènes mobiles et des dizaines de danseurs sur le terrain. Pendant Jolene, alors que des voitures traversaient le terrain et qu’une fanfare jouait de chaque côté, la caméra a capté un salut de Ja’Dayia Kursh, la première reine de rodéo noire de l’Arkansas. Étaient également présents Melanie Rivera, cowgirl mexicaine, Myrtis Dightman Jr., légende du rodéo surnommé le Jackie Robinson du rodéo, ainsi que Nikki Woodward, Miss Rodeo Texas Princess 2004 et Miss Rodeo Texas 2015. Les fleurs ornant les roues du carrosse et les escaliers de la scène principale rappelaient les chariots utilisés lors des premières parades de Juneteenth au Texas entre 1895 et le début des années 1900.

Les collaborateurs de Cowboy Carter

Peu d’artistes ont connu une meilleure année 2024 que Shaboozey. Il a commencé l’année en interprétant A Bar Song lors d’un événement avant même que le morceau ne devienne le succès historique que nous connaissons aujourd’hui. Cette performance a attiré l’attention d’un directeur artistique qui l’a mis sur le radar de Beyoncé. Cela a mené à ses apparitions sur Spaghettii et Sweet * Honey * Buckiin’ dans Cowboy Carter, deux morceaux nominés aux Grammy 2025. Ces titres ont également été intégrés dans un medley du spectacle de mi-temps, qui comprenait Riiverdance, avec une prestation magistrale de Shaboozey. Beyoncé est restée à ses côtés un instant avant de s’éloigner, mais la caméra est restée focalisée sur lui alors qu’il rappait son couplet de Sweet * Honey * Buckiin’. Captiver ainsi l’attention du public en présence d’une artiste aussi charismatique est un exploit. On ne peut pas faire plus mémorable que cela.

Post Malone, quant à lui, a relevé le défi de suivre ce moment en présentant pour la première fois en live Levii’s Jeans. La chanson a débuté avec Beyoncé dansant devant un pick-up recouvert de denim et immatriculé au Texas. Dans la benne du camion, Posty attendait, déclenchant des cris de la foule. Son blazer blanc incrusté de pierres brillait sous les projecteurs, tout comme celui de Beyoncé. Lorsqu’il a terminé son couplet, il a regardé avec admiration Beyoncé enchaîner le sien. À cet instant, il avait la meilleure place dans le stade. Leur bref échange de répliques qui a suivi était l’une des scènes les plus charismatiques de tout le spectacle.

Plus de nouvelles

Des courses le jour et des concerts le soir au Grand Prix du Canada

Des courses le jour et des concerts le soir au Grand Prix du Canada

À Montréal, le weekend du Grand Prix est toujours une période très spéciale de l’année. C’est le moment où on constate réellement qu’on est sortis de l’hiver; les journées s’allongent, les terrasses se remplissent et la ville vibre au vrombissement des bolides.

Cette année, Bell GPCanada, le promoteur du Formula 1 Grand Prix du Canada, déploie un projet sur lequel il planche depuis plusieurs années: faire du week-end de course une célébration à part entière, en parallèle de la compétition sur le circuit Gilles-Villeneuve.

Si les courses automobiles restent au cœur de l’expérience, une nouvelle formule avec une programmation musicale de haut vol s’ajoute. Le nouveau format, baptisé Expérience CGV, associe journée de courses au circuit Gilles-Villeneuve et soirées de concerts au même endroit, sur un secteur de la plage Jean-Doré du parc Jean-Drapeau, du 22 au 24 mai.

Keep ReadingShow less
De célébrité à empire: comment fonctionnent les partenariats de marque

De célébrité à empire: comment fonctionnent les partenariats de marque

Drake a un bourbon. Wayne Gretzky possède un vignoble et une distillerie. Céline Dion a des parfums. Justin Bieber a co-créé une gamme de Timbits avec Tim Hortons. Ryan Reynolds a investi dans une entreprise de gin avant de la vendre. Et ne me lancez même pas sur le nombre de célébrités qui ont tenté de lancer une marque de cannabis.

Le Canada a produit un nombre remarquable d’icônes culturelles mondiales, et certaines ont réussi à suivre une recette bien précise: bâtir la notoriété, puis la monétiser par l’entremise d’extensions de marque, de participations en capital, d’ententes de licence et de partenariats commerciaux. Les communiqués de presse sont toujours triomphants.

Keep ReadingShow less
Fête et philanthropie: les Printemps du MAC à Place Ville Marie

Fête et philanthropie: les Printemps du MAC à Place Ville Marie

Le 29 mai prochain, la Fondation du Musée d’art contemporain de Montréal tiendra la 18e édition des Printemps du MAC à Place Ville Marie.

Sous le thème Carpe Noctem, l’événement-bénéfice réunira art contemporain, musique et vie nocturne et soutiendra cette année Habiter le MAC, le nouveau programme de développement de carrière du MAC.

Depuis leur création en 2006, Les Printemps du MAC sont une des soirées les plus prisées de l’écosystème culturel montréalais. Pensée pour rapprocher une nouvelle génération de mécènes au Musée d’art contemporain de Montréal, la soirée a permis de récolter depuis 2006 plus de trois millions de dollars pour l’institution.

Keep ReadingShow less
Pouzza Fest 2026: «Il n'y a pas de rockstars»

Hugo Mudie, fondateur du festival

Emma Riot

Pouzza Fest 2026: «Il n'y a pas de rockstars»

Malgré 13 éditions sous la ceinture, Hugo Mudie reste toujours fébrile à l’approche du Pouzza Fest. Chaque année depuis qu’il a fondé le légendaire festival punk et DIY en 2011, ce sont les mêmes inquiétudes. Est-ce que la météo sera de son côté? A-t-il oublié un détail important? Et, surtout, est-ce que les festivaliers seront contents?

Depuis 15 ans, le Pouzza Fest occupe une place spéciale dans l’écosystème de la scène punk. D’abord pensé comme un rassemblement relativement modeste pour les amateurs de punk et les groupes en tournée, le festival est devenu l’un des événements DIY les plus respectés en Amérique du Nord.

Keep ReadingShow less
Palomosa parle le langage d’une nouvelle génération
Palomosa*

Palomosa parle le langage d’une nouvelle génération

À peine quelques jours avant de s’envoler pour une tournée française de cinq dates, Kinji00 et LB66 feront un arrêt important à Montréal: une performance à Palomosa, le festival qui, selon eux, est l’un des rares événements québécois réellement connectés aux scènes musicales que les jeunes suivent aujourd’hui.

Pour le duo de frères, qui ont connu une année record, l’invitation représente beaucoup plus qu’une simple date de festival. Elle confirme aussi le rôle particulier que Palomosa commence à occuper dans l’écosystème musical montréalais.

Keep ReadingShow less