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Justin Bieber nie être une victime de Diddy

«Justin ne fait pas partie des victimes de Sean Combs, mais certaines personnes ont bel et bien été blessées par lui», a indiqué un porte-parole du chanteur.

Justin Bieber nie être une victime de Diddy

Ceci est la traduction adaptée d’un article de Daniel Kreps, originalement publié par Rolling Stone le 16 mai 2025. Nous republions l'article originalement intitulé Justin Bieber Denies Rumors of Sean Combs Abuse in Rare Statement avec la permission de son auteur. Notez que certaines subtilités et nuances peuvent différer de la version originale.

Justin Bieber a démenti les rumeurs circulant en ligne selon lesquelles il aurait été victime d’abus de la part de Sean Combs, dans sa première déclaration publique depuis l’arrestation de Combs pour trafic sexuel et association de malfaiteurs.


Alors que le procès de Combs s’est ouvert cette semaine à New York, un représentant de Bieber a publié une déclaration vendredi, en partie en réaction aux nombreuses rumeurs propagées depuis l’arrestation, qui laissaient entendre que Bieber avait été une victime de Combs.

«Justin ne fait pas partie des victimes de Sean Combs, mais certaines personnes ont bel et bien été blessées par lui», a indiqué le représentant dans un communiqué transmis au magazine People. «Détourner l’attention de cette réalité nuit à la justice que ces victimes méritent pleinement.»

Dans la foulée de l’arrestation de Combs, des vidéos d’archives ont refait surface en ligne, montrant l’exécutif de Bad Boy en compagnie du jeune chanteur, encore adolescent. Certaines de ces images, à la lumière des accusations, sont troublantes. Dans l’un des extraits, Combs déclare: «Là où on va et ce qu’on va faire, on ne peut pas vraiment le dire. Mais c’est clairement le rêve de n’importe quel ado de 15 ans. Pour les prochaines 48 heures, il est avec moi. Et on va y aller à fond. Ca va être malade.»

Ces vidéos, combinées aux récentes apparitions publiques préoccupantes de Bieber, aux rumeurs de consommation de drogues et à ses publications émotionnelles sur les réseaux sociaux, ont amené certains à penser qu’il aurait subi des abus de la part de Combs ou qu’il aurait pris part aux supposées «Freak-Offs». Le représentant de l’artiste a toutefois réfuté ces allégations vendredi. Bieber lui-même ne s’est pas encore exprimé directement au sujet de l’affaire Combs.

Vendredi, le procès s’est poursuivi avec le témoignage de Cassie, attendu comme le dernier d’un pénible marathon de quatre jours. Enceinte de huit mois et demi, la chanteuse a été appelée à témoigner tôt dans le processus, une décision motivée par son état de santé.

C’est la première fois depuis plusieurs années que l’ancien couple formé par Combs et Cassie se retrouve face à face. Combs est poursuivi pour trafic sexuel impliquant deux femmes entre 2009 et 2024, complot de racket et transport dans le but de se livrer à la prostitution. Il a plaidé non coupable et risque de 15 ans à la prison à vie s’il est reconnu coupable.

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Sean Combs a personnellement écrit une lettre au président Donald Trump pour lui demander une grâce, après que le fondateur de Bad Boy Entertainment a été condamné à un peu plus de quatre ans de prison, selon The New York Times.

Trump, qui fréquentait Combs à l’époque des cercles mondains de New York dans les années 1990 et 2000, ne semblait pas particulièrement ému par la situation de l’homme aujourd’hui âgé de 56 ans, affirmant qu’il n’envisageait pas d’accéder à la demande.

On ignore ce que Combs a écrit dans la lettre, tout comme la date de son envoi, mais Trump a évoqué mercredi la possibilité de la montrer à une salle remplie de journalistes. Un représentant de Combs a refusé de commenter.

Cette démarche directe auprès de Trump constitue la plus récente escalade dans les efforts du magnat de la musique pour retrouver sa liberté, après avoir été reconnu coupable en juillet de deux chefs d’accusation liés au transport de personnes en vue de se livrer à la prostitution. Ces accusations découlaient d’une vaste affaire de trafic sexuel et de racket, dans le cadre de laquelle Combs a finalement été acquitté des accusations les plus graves. Le jury l’a toutefois tenu responsable d’avoir payé des travailleurs du sexe masculins afin qu’ils traversent des frontières d’État pour participer à des «freak-offs» avec ses petites amies.

Le mois dernier, Combs a porté la décision en appel, accusant le juge fédéral Arun Subramanian d’avoir agi comme un «treizième juré» lors du prononcé de la peine en octobre. Son équipe juridique a soutenu que les accusés reconnus coupables en vertu du Mann Act «écopent généralement de peines inférieures à 15 mois pour ce type d’infractions, même lorsque la coercition, que le jury n’a pas retenue ici, est en cause».

Le juge Subramanian a toutefois précisé qu’il avait tenu compte de la quantité «massive» de preuves relatives «aux abus liés aux freak-offs et aux nuits d’hôtel» pour fixer la peine de Combs à 50 mois de prison.

«Le tribunal rejette la tentative de la défense de présenter ce qui s’est produit ici comme de simples expériences intimes et consensuelles, ou comme une banale histoire de sexe, de drogue et de rock and roll», a déclaré Subramanian au moment de prononcer la sentence. «Un historique de bonnes actions ne peut effacer le dossier de cette affaire, qui a démontré que vous avez abusé du pouvoir et du contrôle que vous exerciez sur la vie de femmes que vous prétendiez aimer profondément. Vous les avez maltraitées physiquement, émotionnellement et psychologiquement. Et vous avez utilisé ces abus pour parvenir à vos fins, notamment en ce qui concerne les freak-offs et les nuits d’hôtel. L’argument de la défense voulant que tout cela soit sans lien avec les faits reprochés dans cette cause ne tient pas.»

Rolling Stone rapportait en mai que Combs préparait le terrain en vue d’une éventuelle grâce peu après son arrestation en septembre 2024, son entourage cherchant à se rapprocher de personnes gravitant dans l’orbite de Trump à la suite de l’élection présidentielle de novembre. Puis, lorsque Combs a été acquitté des accusations les plus graves durant l’été, son équipe a intensifié ses démarches. Selon des sources à Washington, elle a commencé à prendre contact avec des stratèges politiques de l’univers trumpien, des lobbyistes et des acteurs clés afin d’obtenir leur aide pour décrocher une grâce présidentielle, évoquant des montants se situant dans la moyenne des six chiffres en échange de leur appui.

«Il est prêt à tout pour sortir de prison», confiait en mai à Rolling Stone une source qui connaît Combs depuis une dizaine d’années. «Il a toujours été comme ça. Il fera toujours ce qu’il faut pour se sortir d’une situation.»

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