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François Legault annonce sa démission

Après sept ans à la tête du Québec, le premier ministre annonce tirer sa révérence.

François Legault annonce sa démission
Louis Roy via WikiCommons

Le premier ministre du Québec, François Legault, a annoncé sa démission comme chef du gouvernement et de la Coalition avenir Québec (CAQ), lors d’une conférence de presse surprise tenue ce matin, 14 janvier, à Québec. Après plus de sept ans à la tête de la province, Legault a expliqué que la volonté de changement exprimée par un nombre croissant de citoyennes et de citoyens rendait nécessaire un renouvellement du leadership politique.

Legault restera en fonction jusqu’à ce que son parti choisisse un successeur, mais il ne mènera pas la CAQ lors de l’élection provinciale prévue avant le 5 octobre 2026. Son départ précède une campagne électorale qui s’annonce particulièrement incertaine, alors que les sondages donnent désormais de l’élan au Parti Québécois et à d’autres formations d’opposition, et que la CAQ plafonne à des niveaux historiquement bas.


La démission survient dans un contexte politique tendu : l’ancien gouvernement de la CAQ avait essuyé une série de départs ministériels et de critiques internes l’an dernier, notamment autour de la gestion de la santé et de la controversée loi 2 sur la rémunération des médecins, qui a valu la démission de son ministre de la Santé, Christian Dubé. Ses politiques sur la laïcité et l'immigration, ainsi que sa gestion de la crise du COVID lui valent de nombreuses critiques, mais ne l'ont pas empêché d'être reconduit à un deuxième mandat majoritaire.

Fondateur de la Coalition avenir Québec, M Legault était auparavant un homme d'affaires à succès, ayant notamment fondé Air Transat.

À l’extérieur de son parti, cette annonce relance les débats sur l’avenir de la gouvernance au Québec, l’identité politique de la province et les priorités des électeurs à quelques mois du scrutin, et dans un contexte politique particulièrement tendu avec les États-Unis et le reste du Canada.

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Sean Combs a personnellement écrit à Trump pour demander une grâce
Sean "Diddy" Combs and Donald J. Trump in 1998.

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Sean Combs a personnellement écrit une lettre au président Donald Trump pour lui demander une grâce, après que le fondateur de Bad Boy Entertainment a été condamné à un peu plus de quatre ans de prison, selon The New York Times.

Trump, qui fréquentait Combs à l’époque des cercles mondains de New York dans les années 1990 et 2000, ne semblait pas particulièrement ému par la situation de l’homme aujourd’hui âgé de 56 ans, affirmant qu’il n’envisageait pas d’accéder à la demande.

On ignore ce que Combs a écrit dans la lettre, tout comme la date de son envoi, mais Trump a évoqué mercredi la possibilité de la montrer à une salle remplie de journalistes. Un représentant de Combs a refusé de commenter.

Cette démarche directe auprès de Trump constitue la plus récente escalade dans les efforts du magnat de la musique pour retrouver sa liberté, après avoir été reconnu coupable en juillet de deux chefs d’accusation liés au transport de personnes en vue de se livrer à la prostitution. Ces accusations découlaient d’une vaste affaire de trafic sexuel et de racket, dans le cadre de laquelle Combs a finalement été acquitté des accusations les plus graves. Le jury l’a toutefois tenu responsable d’avoir payé des travailleurs du sexe masculins afin qu’ils traversent des frontières d’État pour participer à des «freak-offs» avec ses petites amies.

Le mois dernier, Combs a porté la décision en appel, accusant le juge fédéral Arun Subramanian d’avoir agi comme un «treizième juré» lors du prononcé de la peine en octobre. Son équipe juridique a soutenu que les accusés reconnus coupables en vertu du Mann Act «écopent généralement de peines inférieures à 15 mois pour ce type d’infractions, même lorsque la coercition, que le jury n’a pas retenue ici, est en cause».

Le juge Subramanian a toutefois précisé qu’il avait tenu compte de la quantité «massive» de preuves relatives «aux abus liés aux freak-offs et aux nuits d’hôtel» pour fixer la peine de Combs à 50 mois de prison.

«Le tribunal rejette la tentative de la défense de présenter ce qui s’est produit ici comme de simples expériences intimes et consensuelles, ou comme une banale histoire de sexe, de drogue et de rock and roll», a déclaré Subramanian au moment de prononcer la sentence. «Un historique de bonnes actions ne peut effacer le dossier de cette affaire, qui a démontré que vous avez abusé du pouvoir et du contrôle que vous exerciez sur la vie de femmes que vous prétendiez aimer profondément. Vous les avez maltraitées physiquement, émotionnellement et psychologiquement. Et vous avez utilisé ces abus pour parvenir à vos fins, notamment en ce qui concerne les freak-offs et les nuits d’hôtel. L’argument de la défense voulant que tout cela soit sans lien avec les faits reprochés dans cette cause ne tient pas.»

Rolling Stone rapportait en mai que Combs préparait le terrain en vue d’une éventuelle grâce peu après son arrestation en septembre 2024, son entourage cherchant à se rapprocher de personnes gravitant dans l’orbite de Trump à la suite de l’élection présidentielle de novembre. Puis, lorsque Combs a été acquitté des accusations les plus graves durant l’été, son équipe a intensifié ses démarches. Selon des sources à Washington, elle a commencé à prendre contact avec des stratèges politiques de l’univers trumpien, des lobbyistes et des acteurs clés afin d’obtenir leur aide pour décrocher une grâce présidentielle, évoquant des montants se situant dans la moyenne des six chiffres en échange de leur appui.

«Il est prêt à tout pour sortir de prison», confiait en mai à Rolling Stone une source qui connaît Combs depuis une dizaine d’années. «Il a toujours été comme ça. Il fera toujours ce qu’il faut pour se sortir d’une situation.»

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