Le premier ministre du Québec, François Legault, a annoncé sa démission comme chef du gouvernement et de la Coalition avenir Québec (CAQ), lors d’une conférence de presse surprise tenue ce matin, 14 janvier, à Québec. Après plus de sept ans à la tête de la province, Legault a expliqué que la volonté de changement exprimée par un nombre croissant de citoyennes et de citoyens rendait nécessaire un renouvellement du leadership politique.
Legault restera en fonction jusqu’à ce que son parti choisisse un successeur, mais il ne mènera pas la CAQ lors de l’élection provinciale prévue avant le 5 octobre 2026. Son départ précède une campagne électorale qui s’annonce particulièrement incertaine, alors que les sondages donnent désormais de l’élan au Parti Québécois et à d’autres formations d’opposition, et que la CAQ plafonne à des niveaux historiquement bas.
La démission survient dans un contexte politique tendu : l’ancien gouvernement de la CAQ avait essuyé une série de départs ministériels et de critiques internes l’an dernier, notamment autour de la gestion de la santé et de la controversée loi 2 sur la rémunération des médecins, qui a valu la démission de son ministre de la Santé, Christian Dubé. Ses politiques sur la laïcité et l'immigration, ainsi que sa gestion de la crise du COVID lui valent de nombreuses critiques, mais ne l'ont pas empêché d'être reconduit à un deuxième mandat majoritaire.
Fondateur de la Coalition avenir Québec, M Legault était auparavant un homme d'affaires à succès, ayant notamment fondé Air Transat.
À l’extérieur de son parti, cette annonce relance les débats sur l’avenir de la gouvernance au Québec, l’identité politique de la province et les priorités des électeurs à quelques mois du scrutin, et dans un contexte politique particulièrement tendu avec les États-Unis et le reste du Canada.















