La Cour supérieure du Québec a donné le feu vert à une action collective visant Ticketmaster, remettant en question les frais de service imposés lors de l’achat de billets de spectacles et d’événements sportifs. Dans une décision rendue cette semaine, la juge Eleni Yiannakis a estimé que la demande soulevait des questions sérieuses qui méritent d’être tranchées lors d’un procès, ouvrant la porte à d’éventuels remboursements si les consommateurs obtiennent gain de cause.
Le recours, déposé à l’été 2024 par le cabinet d'avocats Paquette Gadler, cible les frais facturés aux clients québécois ayant acheté des billets sur la plateforme depuis juillet 2021 pour des événements présentés en Amérique du Nord. Les avocats des demandeurs soutiennent que la structure de tarification de Ticketmaster contrevient à la Loi sur la protection du consommateur ainsi qu’au Code civil du Québec, notamment parce que les frais varient selon le prix du billet plutôt que selon le coût réel du service rendu.
Au cœur des reproches, on retrouve le manque de transparence entourant ces frais, qui peuvent faire grimper la facture de façon marquée, sans que les acheteurs sachent précisément ce qu’ils paient. Ticketmaster n’a pas commenté la décision au moment d’écrire ces lignes.
Cette cause s’inscrit dans un contexte plus large de pressions juridiques sur Ticketmaster et sa société mère Live Nation, déjà visées par des poursuites aux États-Unis et au Canada. Le dossier québécois pourrait ainsi devenir un précédent important pour l’encadrement des pratiques de billetterie. À la fin de l'année 2025, l'artiste britannique Olivia Dean a gagné sa cause après avoir dénoncé Ticketmaster et Live Nation pour les frais abusifs sur la vente des billets de sa tournée. La compagnie avait présenté ses excuses et remboursé certains fans.
















