Skip to content
Recherche

Louis Tomlinson a confiance en sa musique, et pas grand chose d'autre, sur son nouvel album

L’ex-membre de One Direction propose une pop rock lumineuse et assurée sur son troisième album solo charnière, 'How Did I Get Here?', mais l’élan s’arrête largement là.


★★★☆☆

Louis Tomlinson a confiance en sa musique, et pas grand chose d'autre, sur son nouvel album
Courtesy of High Rise PR

Ceci est la traduction adaptée d’un article de Cheyenne Roundtree, originalement publié par Rolling Stone le 23 janvier 2026. Nous republions l'article originalement intitulé Louis Tomlinson Is Sure of His Sound, But Not Much Else, on Album Three avec la permission de son autrice. Notez que certaines subtilités et nuances peuvent différer de la version originale.

Louis Tomlinson semble enfin sûr de lui. C’est un accomplissement notable pour l’ancien outsider de One Direction, longtemps resté dans l’ombre démesurée de ce groupe qui a bouleversé la culture populaire. Sur son troisième album solo, How Did I Get Here?, Tomlinson paraît avoir trouvé son rythme. Pour reprendre la question posée par le titre, comment exactement? Le musicien s’est installé sur les plages du Costa Rica et en est revenu avec une collection de chansons pop rock ensoleillées. Mais a-t-il la tête enfouie dans le sable?


Plus tôt cette semaine, cette assurance a frôlé l’arrogance lorsque Tomlinson a semblé lancer une pique à Harry Styles dans une publication sur X. «Going to need your help over the next few days to cut through the noise. Time to give this record the moment it deserves», a-t-il écrit en s’adressant à ses fans, un message publié le jour même où Styles annonçait son premier nouveau simple en quatre ans. Qu’il ait ou non voulu qualifier la notoriété de son ancien camarade de simple «bruit», l’épisode témoigne de la confiance que Tomlinson place dans ce nouvel album et établit la barre très haut pour le projet.

Cela dit, les attentes étaient déjà élevées pour How Did I Get Here?. Après des débuts solo inégaux avec Walls, paru en janvier 2020 dans un contexte peu favorable, puis un second album sans éclat en 2022 avec Faith in the Future, ce troisième disque représente un moment charnière pour Tomlinson. A-t-il l’assurance nécessaire pour être autre chose qu’un ex-membre de l’un des plus grands boys bands de tous les temps et tracer sa propre voie?

Sur How Did I Get Here?, Tomlinson adopte une posture d’optimiste éternel et plaide en sa faveur. Ses albums précédents le montraient aux prises avec de lourdes pertes personnelles, notamment le décès de sa mère en 2016 et celui de sa sœur en 2019. En plein processus d’écriture de ce nouvel album, Liam Payne est décédé, une tragédie que Tomlinson a décrite comme «impossibly difficult» à encaisser. Malgré tout, il choisit d’aller de l’avant, quitte à regarder le monde à travers des lunettes teintées de rose.

Le résultat est une musique qui affiche une surprenante assurance, sans offrir beaucoup plus. Sur les 12 morceaux, Tomlinson déambule avec aplomb dans une pop rock funk lourde en basses, scintillante et rayonnante. Avec l’aide du producteur Nicholas Rebscher, des titres comme Imposter et Sanity devraient sans aucun doute bien fonctionner sur scène. Sur le plan des paroles, Tomlinson convoque des images très littérales de Lemonade et de Sunflowers pour dépeindre ce «temporary heaven» aérien qu’il chante.

Malheureusement, cet attachement à une vision résolument positive est précisément ce qui affaiblit ces chansons pourtant sûres d’elles. Pour un album qui se veut la déclaration artistique déterminante de Tomlinson, le propos reste mince. «Is it only human to escape into the delusion?», chante-t-il sur le simple planant Lemonade. S’il s’agit pour lui d’un mécanisme émotionnel nécessaire, soit. Mais l’évasion produit rarement un art marquant. C’est le cas de Lazy, bien nommé, où il écrit «Maybe it’s the ocean in the air / Maybe it’s just that I don’t really care». D’autres morceaux, comme Jump the Gun et On Fire, se concentrent sur des élans romantiques, donnant à l’ensemble des airs de tentative calibrée pour le Top 40, dans la lignée du Ed Sheeran de fin de carrière, une musique creusée dans un moule populaire plutôt qu’une œuvre qui ne pourrait appartenir qu’à Louis Tomlinson.

Les chansons les plus intéressantes de l’album, comme Broken Bones ou Lucid, laissent entrevoir une complexité plus sombre derrière cette nouvelle disposition solaire. «Nobody said it’s easy / But I’ve always loved a fight», chante-t-il sur la première, portée par un mélange intrigant de synthés et d’une production tendue. Lucid, quant à elle, reprend la question du titre de l’album alors que Tomlinson tente de se rassurer en répétant «I’ll be OK / I’ll dream awake». C’est un aperçu rafraîchissant d’une incertitude assumée, mais l’album se termine avant qu’il n’ait le temps de l’explorer davantage.

Plus de nouvelles

Milk & Bone et Chromeo signent 'A Little Lucky', un EP à huit mains
Samuel Pasquier

Milk & Bone et Chromeo signent 'A Little Lucky', un EP à huit mains

Quand Milk & Bone et Chromeo ont annoncé qu’ils sortaient un EP collaboratif, la nouvelle était inespérée, bien qu’elle ait tout son sens. Deux duos montréalais à la signature sonore assumée, des approches complémentaires de l’électro-pop, deux trajectoires façonnées par une éthique de travail rigoureuse. Pourtant, le projet repose sur un concours de circonstances qui, à l’origine, aurait pu n’être qu’une conversation informelle sur un escalier roulant.

Tout commence aux Junos de 2019 à London, en Ontario. Ce soir-là, Milk & Bone remportent leur premier prix dans la catégorie Album électronique de l’année. Une victoire inattendue, encore marquée d’étonnement dans le récit des deux musiciennes.

Keep ReadingShow less
Pouzza Fest 2026: «Il n'y a pas de rockstars»

Hugo Mudie, fondateur du festival

Emma Riot

Pouzza Fest 2026: «Il n'y a pas de rockstars»

Malgré 13 éditions sous la ceinture, Hugo Mudie reste toujours fébrile à l’approche du Pouzza Fest. Chaque année depuis qu’il a fondé le légendaire festival punk et DIY en 2011, ce sont les mêmes inquiétudes. Est-ce que la météo sera de son côté? A-t-il oublié un détail important? Et, surtout, est-ce que les festivaliers seront contents?

Depuis 15 ans, le Pouzza Fest occupe une place spéciale dans l’écosystème de la scène punk. D’abord pensé comme un rassemblement relativement modeste pour les amateurs de punk et les groupes en tournée, le festival est devenu l’un des événements DIY les plus respectés en Amérique du Nord.

Keep ReadingShow less
Des courses le jour et des concerts le soir au Grand Prix du Canada

Des courses le jour et des concerts le soir au Grand Prix du Canada

À Montréal, le weekend du Grand Prix est toujours une période très spéciale de l’année. C’est le moment où on constate réellement qu’on est sortis de l’hiver; les journées s’allongent, les terrasses se remplissent et la ville vibre au vrombissement des bolides.

Cette année, Bell GPCanada, le promoteur du Formula 1 Grand Prix du Canada, déploie un projet sur lequel il planche depuis plusieurs années: faire du week-end de course une célébration à part entière, en parallèle de la compétition sur le circuit Gilles-Villeneuve.

Si les courses automobiles restent au cœur de l’expérience, une nouvelle formule avec une programmation musicale de haut vol s’ajoute. Le nouveau format, baptisé Expérience CGV, associe journée de courses au circuit Gilles-Villeneuve et soirées de concerts au même endroit, sur un secteur de la plage Jean-Doré du parc Jean-Drapeau, du 22 au 24 mai.

Keep ReadingShow less
Palomosa parle le langage d’une nouvelle génération
Palomosa*

Palomosa parle le langage d’une nouvelle génération

À peine quelques jours avant de s’envoler pour une tournée française de cinq dates, Kinji00 et LB66 feront un arrêt important à Montréal: une performance à Palomosa, le festival qui, selon eux, est l’un des rares événements québécois réellement connectés aux scènes musicales que les jeunes suivent aujourd’hui.

Pour le duo de frères, qui ont connu une année record, l’invitation représente beaucoup plus qu’une simple date de festival. Elle confirme aussi le rôle particulier que Palomosa commence à occuper dans l’écosystème musical montréalais.

Keep ReadingShow less
BTS est de retour au sommet: ‘Il faut qu'on repousse les limites’
BTS est de retour au sommet: ‘Il faut qu'on repousse les limites’
Photograpies par Pak Bae

BTS est de retour au sommet: ‘Il faut qu'on repousse les limites’

Ceci est la traduction adaptée d’un article de Brian Hiatt, originalement publié par Rolling Stone le 13 avril 2026. Nous republions l'article originalement intitulé BTS Is Back on Top: ‘We Have to Push It to the Edge’ avec la permission de son auteur. Notez que certaines subtilités et nuances peuvent différer de la version originale.


Keep ReadingShow less