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Le chanteur Todd Snider est décédé

Le musicien américain était âgé de 59 ans.

Le chanteur Todd Snider est décédé
Suzanne Cordeiro/Corbis/Getty Images

Ceci est la traduction adaptée d’un article de Joseph Hudak, originalement publié par Rolling Stone le 15 novembre 2025. Nous republions l'article originalement intitulé Todd Snider, Rambling Troubadour Who Helped Shape Alt-Country and Americana, Dead at 59 avec la permission de son auteur. Notez que certaines subtilités et nuances peuvent différer de la version originale.



Todd Snider, chanteur, auteur-compositeur et conteur qui a contribué à façonner les mouvements alt-country et Americana, est mort vendredi. Il avait 59 ans. Rolling Stone a confirmé sa mort, et le représentant de Snider a ajouté au New York Times que la cause du décès était une pneumonie.

«Aimless, Inc. Headquarters est bouleversée d’annoncer que notre fondateur, notre héros folk, notre poète du monde, notre vice-président du département du changement abrupt, le conteur, notre cher Todd Daniel Snider a quitté ce monde», pouvait-on lire dans un message publié sur la page Facebook de Snider.

Né à Portland, en Oregon, et installé dans le nord de la Californie après le secondaire, Snider a erré jusqu’au Texas dans les années 1980, où il a rencontré le compositeur Jerry Jeff Walker, qui est devenu son mentor. Dans les années 1990, il a déménagé à Nashville et est devenu une figure clé de la scène d’East Nashville, connue pour son côté brut. Son album de 2004 East Nashville Skyline est considéré comme essentiel au catalogue alt-country.

«J’ai toujours aimé être un troubadour. J’aime le chaos, cette vie d’aventure, c’est ce qui m’a frappé. J’y étais prédisposé», disait Snider à Rolling Stone en 2023. «J’étais un auto-stoppeur et un habitué des canapés. Jerry Jeff m’a fait comprendre que la différence entre un esprit libre et un pique-assiette, ce sont trois accords à la guitare.»

Avec Walker, Snider s’est lié d’amitié et a appris auprès de grands compositeurs comme Billy Joe Shaver, John Prine, Jimmy Buffett, Guy Clark et Kris Kristofferson. «Personne n’a jamais mérité l’existence d’un paradis plus que John Prine», disait Snider à Rolling Stone en 2020 après la mort du chanteur. «Et s’il n’y a pas de paradis, ils devraient en bâtir un très vite, parce que John s’en vient.»

La perte de chacun de ces guides pour Snider (Walker est mort six mois après Prine) a ébranlé le musicien : «Je chante plus sur des amis morts que sur des filles ces jours-ci», disait-il dans les documents de presse de ce qui allait être son dernier album, High, Lonesome and Then Some, paru en 2025. Mais ces disparitions ont aussi fait de lui le porte-étendard d’un certain type d’écriture, inspiré par des expériences vécues, bonnes ou mauvaises, et par un lyrisme honnête et sans détour.

«Une chose que j’ai apprise de John Prine, c’est que si tu ne t’embarrasses pas toi-même, alors je ne sais pas», disait Snider à Rolling Stone en 2014. «Tu ne veux pas juste être ce gars qui essaie de se présenter comme le produit parfait. Je ne suis pas un produit. Tu vois, les gens du genre Kathie Lee Gifford. Je viens de la voir à la télé. Et si elle écrivait un livre, je parie qu’il serait rempli d’histoires où elle ne fait jamais d’erreurs.»

Snider se délectait des erreurs de la vie, et apprendre d’elles n’était pas vraiment la question. «You’re gonna mix my emotions and you’re gonna tangle my net/You’re gonna make me do somethin’/that I’m afraid I won’t regret», chantait-il dans l’audacieuse chanson d’infidélité Trouble, tirée de son premier album de 1994, Songs for the Daily Planet. La chanson appréciée des fans «Alright Guy», sur ce même disque, le montrait en train d’admettre des défauts comme fumer trop de pot et avoir tendance à se faire arrêter. «But I think I’m an alright guy», concluait-il dans les paroles.

Dans ses mémoires de 2014, I Never Met a Story I Didn’t Like, Snider a partagé ouvertement bon nombre de ses faux pas, se révélant aussi intrépide comme auteur que comme compositeur. Dans un récit, il se souvenait d’une crise sur scène lors d’un concert à Los Angeles ; dans un autre, il racontait un incident où Jimmy Buffett, furieux que Snider refuse de jouer la chanson «Talkin’ Seattle Grunge Rock Blues» dans sa première partie, lui avait lancé des fruits.

Ce mélange d’entêtement et de courage est ce qui a rapproché Snider de ses fans et de ses pairs. Des artistes comme Gary Allan, Mark Chesnutt, Loretta Lynn et Tom Jones ont tous enregistré ses chansons, et il a lancé Songs for the Daily Planet (avec l’aide de Buffett) chez MCA, une grande étiquette. Snider n’a pourtant jamais abandonné ses racines DIY. Il a fait paraître une série d’albums sur l’étiquette indépendante de Prine, Oh Boy Records, à commencer par Happy to Be Here en 2000 et jusqu’au chef-d’œuvre de 2004 East Nashville Skyline. Ce dernier contenait l’un des titres phares de Snider, «Play a Train Song», que Robert Earl Keen a enregistré en 2011.

En 2008, Snider a fondé sa propre étiquette, Aimless Records, et a publié l’EP Peace Queer, une collection de chansons à mordant politique. En 2012, il a rendu hommage à Walker avec un album de ses chansons, puis a examiné sans détour la vie dans une Amérique divisée entre nantis et laissés-pour-compte avec Agnostic Hymns and Stoner Fables, publié la même année.

Snider a tourné sans relâche, en solo ou dans le cadre de son projet parallèle Hard Working Americans avec Dave Schools, du groupe Widespread Panic, et le regretté guitariste Neal Casal. Sur la route, il divertissait les foules grâce à son humour sec et à son réservoir d’histoires. Lors d’un spectacle, il s’est retrouvé à jouer avec son ami, l’humoriste Richard Lewis, qui assurait sa première partie et riait de lui depuis le balcon alors que le public quittait la salle avant son set. Snider n’y voyait pas de problème. «Si tu peux jouer et chanter, tu peux aller où tu veux et tu n’as pas besoin d’argent», avait-il dit à RS.

Mais les exigences de la tournée ont eu des conséquences, et Snider a développé des problèmes de dos invalidants, qu’il traitait avec des médicaments. Divers combats contre la dépendance et des séjours en cure ponctuaient sa carrière. Snider a tout de même poursuivi la musique, donnant des concerts en ligne pendant la pandémie depuis son studio-clubhouse, le Purple Building, à East Nashville, et lançant des albums tardifs comme First Agnostic Church of Hope and Wonder en 2021 et Crank It, We’re Doomed en 2023. À l’automne 2025, il a publié High, Lonesome and Then Some, un album bluesy et nonchalant contenant des titres comme «Unforgivable (Worst Story Ever Told)».

Malgré sa douleur chronique, Snider, éternel homme de route, tenait à tourner pour soutenir l’album. «Je veux au moins le faire une dernière fois», disait-il. Peu après le début de la tournée, toutefois, celle-ci a été annulée après que Snider eut été impliqué dans un incident nébuleux à Salt Lake City, en Utah, qui l’a conduit en prison.

«Ce n’est que de la peine», disait Snider à Rolling Stone en octobre, offrant un aperçu des luttes émotionnelles et physiques qu’il vivait. «Je ne dirais pas que je vais mieux, et je ne pense pas que je vais aller mieux, mais la dernière décennie a été difficile dans ma vie personnelle», disait-il. «Au cours des deux dernières années, ça s’est compliqué, et j’avais l’impression que le titre [High, Lonesome and Then Some] me correspondait. Je me suis assis ici tout seul et j’ai eu, comme, une nuit noire de l’âme.»

«Comment avancer sans celui qui nous a offert d’innombrables distractions de 90 minutes face à notre destin imminent?», disait le message annonçant la mort de Snider. «Celui qui avait toujours 18 minutes pour raconter une histoire. Nous y arriverons en portant ses histoires et ses chansons, qui contiennent des messages d’amour, de compassion et de paix. Aujourd’hui, mettez un de vos albums préférés de Todd Snider et faites-le jouer “assez fort pour réveiller tous vos voisins ou du moins assez fort pour toujours vous réveiller vous-même”.»

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Taylor Swift n’a pas encore tourné la page de son ère «show girl». La pop star vient de dévoiler le vidéoclip du prochain extrait de The Life of a Showgirl, Opalite, un clip rempli de détours inattendus et d’éclairs absurdes.

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