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Drake et Adin Ross poursuivis pour un casino en ligne «trompeur»

Le plaignant Justin Killham soutient que Drake, Ross et Stake.us ont induit les consommateurs en erreur en présentant Stake.us comme un casino social «inoffensif».

Drake et Adin Ross poursuivis pour un casino en ligne «trompeur»
Simone Joyner/Getty Images

Ceci est la traduction adaptée d’un article de Nancy Dillon, originalement publié par Rolling Stone le 28 octobre 2025. Nous republions l'article originalement intitulé Drake Sued in Missouri Over ‘Deceptive’ Online Casino avec la permission de son autrice. Notez que certaines subtilités et nuances peuvent différer de la version originale.

Drake fait l’objet d’une poursuite intentée par un résident du Missouri qui affirme que la vedette canadienne, ainsi que l’influenceur Adin Ross, ont tiré un «enrichissement injustifié» du casino en ligne Stake.us, décrit dans la plainte comme une plateforme de tirages «trompeuse».


Selon une poursuite collective de 34 pages obtenue par Rolling Stone, le plaignant Justin Killham soutient que Drake, Ross et Stake.us ont induit les consommateurs en erreur en présentant Stake.us comme un casino social «inoffensif», alors qu’il s’agirait plutôt, selon le document, d’une plateforme de jeux d’argent «hautement addictive» et «illégale».

Déposée lundi devant la cour du comté de Jackson, la poursuite accuse les défendeurs de pratiques «trompeuses, frauduleuses et déloyales» en violation des lois du Missouri, ayant entraîné des pertes financières chez des personnes vulnérables. La plainte mentionne que ces pratiques ont particulièrement nui aux personnes sujettes à la dépendance au jeu et aux jeunes ciblés par le marketing de Stake axé sur le «jeu gratuit».

La poursuite allègue que Stake.us a mis en place un système à double devise, combinant des «pièces d’or» virtuelles non échangeables à une seconde devise appelée «Stake Cash», pouvant être misée et convertie en argent réel, ce qui équivaut selon le document à du «jeu d’argent déguisé».

Ce modèle de double devise, souvent considéré comme une échappatoire légale, est contesté par plusieurs législateurs. Le gouverneur de la Californie, Gavin Newsom, a d’ailleurs signé ce mois-ci une loi visant à encadrer ce type de pratiques. (Rolling Stone indique que les représentants de Drake, Ross et Stake n’ont pas répondu aux demandes de commentaires.)

Drake et Ross ont longtemps été des promoteurs visibles de Stake, recevant plusieurs millions de dollars pour y effectuer des sessions de jeu en direct. Ces diffusions seraient menées «sous de faux prétextes», affirme la poursuite.

«Lorsque Ross et Drake prétendent jouer en ligne sur Stake.com, ils n’utilisent souvent pas leur propre argent, contrairement à ce qu’ils laissent croire au public du Missouri et d’ailleurs», indique le document. La plainte soutient aussi que la stratégie d’influence de Stake, notamment par le biais de Drake et Ross, cible notamment les adolescents.

Cette nouvelle action collective a été déposée le même jour où Drake a publié sur ses réseaux sociaux une vidéo le montrant courant dans un manoir pour découvrir un nouveau solde d’un million de dollars sur son compte Stake.com. On le voit ensuite fixant l’écran, visiblement impressionné.

«De l’argent dans le coffre???????????? @stake, vous essayez de me dire qu’on est de retour?», a-t-il écrit en légende, en référence à sa querelle publique avec la plateforme en août, lorsqu’il l’avait accusée de bloquer ses retraits.

«On n’est jamais partis», a répliqué le compte officiel de Stake lundi, trois jours après le 39e anniversaire de Drake. «Joyeux anniversaire», ajoutait la publication.

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Sean Combs a personnellement écrit une lettre au président Donald Trump pour lui demander une grâce, après que le fondateur de Bad Boy Entertainment a été condamné à un peu plus de quatre ans de prison, selon The New York Times.

Trump, qui fréquentait Combs à l’époque des cercles mondains de New York dans les années 1990 et 2000, ne semblait pas particulièrement ému par la situation de l’homme aujourd’hui âgé de 56 ans, affirmant qu’il n’envisageait pas d’accéder à la demande.

On ignore ce que Combs a écrit dans la lettre, tout comme la date de son envoi, mais Trump a évoqué mercredi la possibilité de la montrer à une salle remplie de journalistes. Un représentant de Combs a refusé de commenter.

Cette démarche directe auprès de Trump constitue la plus récente escalade dans les efforts du magnat de la musique pour retrouver sa liberté, après avoir été reconnu coupable en juillet de deux chefs d’accusation liés au transport de personnes en vue de se livrer à la prostitution. Ces accusations découlaient d’une vaste affaire de trafic sexuel et de racket, dans le cadre de laquelle Combs a finalement été acquitté des accusations les plus graves. Le jury l’a toutefois tenu responsable d’avoir payé des travailleurs du sexe masculins afin qu’ils traversent des frontières d’État pour participer à des «freak-offs» avec ses petites amies.

Le mois dernier, Combs a porté la décision en appel, accusant le juge fédéral Arun Subramanian d’avoir agi comme un «treizième juré» lors du prononcé de la peine en octobre. Son équipe juridique a soutenu que les accusés reconnus coupables en vertu du Mann Act «écopent généralement de peines inférieures à 15 mois pour ce type d’infractions, même lorsque la coercition, que le jury n’a pas retenue ici, est en cause».

Le juge Subramanian a toutefois précisé qu’il avait tenu compte de la quantité «massive» de preuves relatives «aux abus liés aux freak-offs et aux nuits d’hôtel» pour fixer la peine de Combs à 50 mois de prison.

«Le tribunal rejette la tentative de la défense de présenter ce qui s’est produit ici comme de simples expériences intimes et consensuelles, ou comme une banale histoire de sexe, de drogue et de rock and roll», a déclaré Subramanian au moment de prononcer la sentence. «Un historique de bonnes actions ne peut effacer le dossier de cette affaire, qui a démontré que vous avez abusé du pouvoir et du contrôle que vous exerciez sur la vie de femmes que vous prétendiez aimer profondément. Vous les avez maltraitées physiquement, émotionnellement et psychologiquement. Et vous avez utilisé ces abus pour parvenir à vos fins, notamment en ce qui concerne les freak-offs et les nuits d’hôtel. L’argument de la défense voulant que tout cela soit sans lien avec les faits reprochés dans cette cause ne tient pas.»

Rolling Stone rapportait en mai que Combs préparait le terrain en vue d’une éventuelle grâce peu après son arrestation en septembre 2024, son entourage cherchant à se rapprocher de personnes gravitant dans l’orbite de Trump à la suite de l’élection présidentielle de novembre. Puis, lorsque Combs a été acquitté des accusations les plus graves durant l’été, son équipe a intensifié ses démarches. Selon des sources à Washington, elle a commencé à prendre contact avec des stratèges politiques de l’univers trumpien, des lobbyistes et des acteurs clés afin d’obtenir leur aide pour décrocher une grâce présidentielle, évoquant des montants se situant dans la moyenne des six chiffres en échange de leur appui.

«Il est prêt à tout pour sortir de prison», confiait en mai à Rolling Stone une source qui connaît Combs depuis une dizaine d’années. «Il a toujours été comme ça. Il fera toujours ce qu’il faut pour se sortir d’une situation.»

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