Ceci est la traduction adaptée d’un article de Nancy Dillon, originalement publié par Rolling Stone le 27 janvier 2026. Nous republions l'article originalement intitulé TikTok Settles Landmark Social Media Addiction Trial avec la permission de son autrice. Notez que certaines subtilités et nuances peuvent différer de la version originale.
TikTok a conclu un règlement confidentiel afin de se retirer d’un procès historique à Los Angeles, présenté comme le premier de milliers de causes similaires intentées par des plaignants qui allèguent que les plateformes de médias sociaux ont sciemment conçu leurs produits pour les rendre addictifs chez les jeunes utilisateurs.
L’affaire, dont la sélection du jury devait débuter mardi au centre-ville de Los Angeles, a été déposée par une femme aujourd’hui âgée de 20 ans, identifiée par les initiales K.G.M. Celle-ci affirme être devenue gravement dépendante aux plateformes de médias sociaux durant son enfance, ce qui aurait mené au développement d’une dysmorphie corporelle, d’anxiété et d’un trouble dépressif majeur.
«La plaignante K.G.M. et la défenderesse TikTok sont parvenues à une entente de principe pour régler son dossier», indique Joseph VanZandt, l’un des avocats de K.G.M., dans une déclaration transmise à Rolling Stone. «TikTok demeure défenderesse dans d’autres causes en responsabilité civile.»
Meta, la société mère de Facebook et d’Instagram, demeure défenderesse dans le dossier, tout comme YouTube, qui appartient à Alphabet, la société mère de Google. La société mère de Snapchat a pour sa part conclu un règlement dans cette affaire la semaine dernière.
Mark Zuckerberg, dirigeant de Meta, doit témoigner en personne au cours de la deuxième semaine de février. Adam Mosseri, qui dirige Instagram, doit témoigner par la suite.
Ce dossier dit «test» est le premier à se rendre en procès parmi des milliers de causes intentées par des plaignants individuels, des commissions scolaires et des responsables étatiques. De leur côté, les entreprises de médias sociaux soutiennent depuis longtemps qu’elles bénéficient d’une immunité en matière de responsabilité, au motif qu’elles agissent essentiellement comme des places publiques numériques et non comme des créateurs de contenu. Elles affirment que l’article 230 de la Communications Decency Act de 1996 les qualifie d’hébergeurs plutôt que d’éditeurs et les protège tant qu’elles font preuve de «bonne foi» dans la modération de contenus offensants. Elles invoquent également un droit, garanti par le premier amendement, de sélectionner et d’organiser le contenu généré par les utilisateurs.
Toutefois, dans une décision rendue en novembre 2025, la juge saisie du dossier à Los Angeles a estimé qu’il existait un véritable litige juridique quant à la question de savoir si les caractéristiques de conception des plateformes constituaient un «facteur substantiel» dans les préjudices allégués. K.G.M., comme les autres plaignants, soutient que les plateformes ont été conçues pour être le plus addictives possible. Les poursuites affirment notamment que certaines fonctionnalités, dont le défilement infini, sont volontairement dépourvues de signaux d’arrêt naturels. Les plaignants soutiennent en outre que des algorithmes finement calibrés, la lecture automatique des vidéos et les notifications poussées sont conçus pour déclencher des poussées de dopamine et des comportements compulsifs.
TikTok n’a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire mardi. Après l’entrée dans la salle d’audience, mardi matin, du premier groupe de 75 jurés potentiels, la juge de la Cour supérieure du comté de Los Angeles, Carolyn B. Kuhl, leur a précisé que, s’ils étaient sélectionnés pour former le jury final, leur activité sur Internet ne serait pas consultée par les défenderesses.














Hudson Williams et Connor Storrie s’affrontent dans Heated Rivalry. Sabrina Lantos/HBO Max
