Cinq anciens participants de l’émission Beast Games, produite et animée par le Youtubeur américain MrBeast, ont déposé un recours collectif contre la compagnie de production, selon des documents obtenus par Rolling Stone. Cette nouvelle poursuite a été déposée lundi, le jour même où Rolling Stone publiait une enquête où les d’anciens participants ont décrits les conditions de travail sur le tournage de l’émission, commandée par Amazon, comme dangereuses et chaotiques.
La plainte accuse MrB2024, une compagnie de production présumément détenue par Jimmy Donaldson, alias MrBeast, et Amazon d’avoir «exploité sans vergogne le travail» de centaines de candidats, et d’avoir mal décrit leur participation dans l’émission afin de se soustraire de leurs obligations quant aux droits du travail californien, notamment une compensation juste et des pauses obligatoires. Elle allègue aussi que les candidats ont souffert de conditions de travail «déraisonnables, dangereuses et illégales», incluant d’être «nourri peu et de manière sporadique», et que des femmes ont subi du harcèlement sexuel.
«Les défendeurs ont utilisé leur pouvoir de négociation supérieur pour contraindre les candidats à signer des contrats déraisonnables comportant des conditions illégales et des obligations illusoires. Ils ont également consciemment mal décrit les candidats afin de se soustraire à leurs obligations en matière d'emploi en vertu de la loi californienne», affirme la plainte.
Selon un communiqué de presse publié par une firme de consultation qui travaille de concert avec les avocats des plaignants, la plainte comporte plusieurs parties censurées, incluant des détails qui «rapportent les cas présumés de harcèlement sexuel», que les plaignants décrivent comme étant un «effort de se plier aux accords de confidentialité des défendeurs» et pour protéger leur vie privée.
Rappelons qu’en août dernier, alors que l’émission était en cours de tournage à Toronto, de premières voix se sont élevées pour dénoncer l’environnement de travail de Beast Games. Comme l’a précédemment rapporté Rolling Stone, selon l'accord et la décharge des candidats de l'émission, si un concurrent divulgue des «informations confidentielles» avant la diffusion du dernier épisode, il s'engage à payer 500 000 dollars ainsi que tous ses gains. Après la diffusion, le montant est abaissé à 100 000 dollars.
L’une des clauses de non-diffusion dans les contrats de l’équipe de tournage que Rolling Stone a pu consulter indiquait que le signataire «renonce à tout droit de demander ou d'obtenir une injonction ou toute autre mesure équitable à l'encontre du producteur ou de tout projet» et qu'il ne peut pas parler d'informations confidentielles pendant trois ans.
La poursuite accuse d’autre part l’émission de télé-réalité d’avoir créé un environnement de travail «qui favorisait une culture misogyne», notant des incidents spécifiques, dont un impliquant un membre de l’équipe de production, bien que les informations plus spécifiques aient été caviardées dans la plainte publique.
«Les candidats n’avaient aucune autonomie. Les accusés ont exercé un contrôle complet», peut-on y lire dans la plainte, qui liste des faits expurgés avant d’ajouter que les participants étaient «enfermés dans des [caviardé] très contrôlés, ou ils étaient supervisés sans aucune intimité.»
Une autre plainte dans la déposition détaille un «apport calorique insuffisant» qui a «mis en danger la santé» des candidats. (Un candidat avec qui Rolling Stone a pu s’entretenir a rapporté n’avoir reçu qu’une seule «portion de riz», lors de leur seule pause de 15 minutes dans un tournage de plus de 16 heures. Une assistante de production affirme que «le traiteur a manqué de nourriture plusieurs fois.»)
Le recours collectif allègue également que des femmes ont été victimes de harcèlement sexuel, citant que ces actions étaient permises «à cause d’ordres qui venaient de plus haut dans la hiérarchie», et a mis en lumière un manuel intitulé Comment réussir dans une production MrBeast qui était «écrit à la première personne, de ce qui semble être la perspective de M Donaldson».
Ce manuel présumé donne des informations quant aux conditions de travail aux allures de boy’s club, et a été partagé par la YouTubeuse Rosanna Pansino, qui affirme avoir confirmé son authenticité avec deux employés de MrBeast, selon la plainte. Une directive mise en évidence dans le prétendu guide dit «Si le talent veut dessiner une bite sur le tableau durant la vidéo ou veut faire quelque chose de stupide, laissez-les… Faites tout ce que vous pouvez pour encourager les gars durant le tournage et aidez-les à produire du contenu. Aidez-les à être des idiots.»
«J’ai voulu participer parce que j’étais une fan de MrBeast et ses vidéos me faisaient sourire durant la pandémie de COVID-19», dit l’une des plaignantes dans l’affaire, identifiée comme ‘Participante 5’. «Je m’attendais à être challengée, mais je ne m’attendais pas à me faire traiter de la sorte, comme une moins que rien. Et en tant que femme, je peux absolument dire avoir senti que c’était un environnement hostile pour nous. Honnêtement, nous n’aurions pas pu être plus mal traitées, en tant qu’humaines et en tant qu’employées.»
Bien que les règles et la promotion du jeu de télé-réalité disaient qu’il n’y aurait que mille participants, il y en aurait eu deux fois plus, selon la poursuite. Bien qu’aucun chiffre spécifique n’ait été donné, le recours collectif demande une compensation pour des heures de travail non payées, des pénalités de temps d’attente, des dommages punitifs, et une heure additionnelle de paie pour chaque pause-repas qui n’a pas été accordée.
«Il est évident que les participantes, en particulier, méritaient mieux», a ajouté Lizelle S. Brandt de Singian Law, avocate principale pour les plaignants. «La production a encouragé un environnement de travail hostile, qui a mené à l’harcèlement sexuel vécu par les participantes. Bien qu’on ne puisse pas défaire le mal qu’elles ont subi de la part de gens en qui elles avaient confiance, nous voulons au moins leur offrir une petite part de justice.»
Les plaignants demande par ailleurs à la cour d’ordonner à la compagnie de production et à Amazon d’être plus transparents dans la promotion de Beast Games auprès des futurs candidats, de correctement ficher les candidats comme employés, d’ajouter une réforme et des formations aux employés et aux superviseurs afin de prévenir davantage de négligence et d’harcèlement. Les anciens candidats cherchent à obtenir des dommages et intérêts substantiels, se chiffrant probablement dans les millions de dollars.
Selon le rapport de Rolling Stone, l’environnement de travail a mené à six hospitalisations, et les participants reconnaissent que la production a été mise dans une «position fâcheuse» lorsqu’ils ont tenté de donner vie à la vision qu’avait MrBeast de l’émission télé-réalité. «Ils étaient débordés et ne savaient pas quoi faire», dit Scott Leopold, un acteur basé à Austin qui a compétitionné dans la ronde qui se déroulait à Las Vegas. «Genre, les gens faisaient des choses qu’ils ne pouvaient pas contrôler.»
L'enjeu est important pour MrBeast, dont l'émission, diffusée sur Amazon Prime Video, marque son expansion au-delà de YouTube, avec 1 000 concurrents en lice pour un prix de 5 millions de dollars. Rappelons aussi que la star s’est retrouvé dans l’eau chaude plus tôt cet été, lorsque sa proche collaboratrice Ava Kris Tyson a été dénoncée d’avoir eu des contacts inappropriés avec des mineurs.

















Jack White Responds After Uproar Over Taylor Swift Songwriting Comment
This is why we can’t have nice things.
Jack White posted a statement on Instagram Monday evening after numerous publications took his comments in an interview with The Guardian out of context. When discussing poetry and songwriting, White mentioned fellow musician Taylor Swift‘s style of songwriting, and explored his own approach to storytelling when creating music. Unfortunately, online outlets framed his words as a critique of the Tortured Poets star, especially when it came to headlines that quickly circulated on the internet.
“Putting this up for a day and then taking down to just put this to bed,” wrote White in the since-deleted post. “I didn’t say that I think Taylor Swift’s music was ‘boring’ or whatever click bait the net is trying to scrape together. What I was trying to say in an interview I did about poetry and lyric writing, was that I don’t find it interesting at all for ME to write about MYSELF in my own lyric writing and poetry because I think that it could be repetitive for ME to always write about and It could be uninteresting for people who listen to my music to delve into, and that imaginary characters are more attractive to me as a writer.”
White went on to acknowledge the “tremendous success” of Swift and other songwriters who have their own process, while stating that just “because I say I have a way of doing things doesn’t mean that I think that EVERYONE should do it the same way.” He added, “They should do what works for them, And they do, and it is obviously appealing to many people, and I’m glad to hear that.”
When asked by The Guardian in the article published Sunday, if any of any of his songs were entirely autobiographical, White replied, “Not too much. Now it’s become very popular in the Taylor Swift way of pop singers writing about all of their publicly aired break-ups, which I don’t find interesting at all. I think it’s a little bit boring for me to write about myself.”
White further explained, “Even if I’ve had a really interesting day, I feel like I’ve already lived that, I don’t need to go through it every time I sing this song. If it’s something really painful, I’m not going to put this important, painful thing that I went through out there for some idiot on the internet to stomp all over. So I put a percentage of that into what I do and then morph it into somebody else’s character. I can’t really learn about myself until I put it into somebody else’s shoes.”
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In his Monday statement, the Rock and Roll Hall of Fame inductee said that at times he has been “made less and less interested in doing interviews” amid the “age of this massive demand for click bait and content.” Any “scrape of anything interesting” can be used as drama and “spit out as bait,” he continued, leading White to “not want to answer questions with any sort of romance or passion or reflection as I’m too busy having to worry about accidentally triggering nonsense like this from so called ‘journalists’ and ‘editors.'”
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He ended his response to the wave of backlash following his interview by saying, “This has always been a problem as it encourages artists to give ‘safe’ answers to any question and stifles artistic vision and imagination and pushes all of us to not share anything interesting, which was one of the points I made about keeping private things private in that same interview. But yeah, content.”
ADVERTISEMENTWhite recently released Jack White: Collected Lyrics & Selected Writing Volume 1, a collection of lyrics from the artist’s solo recordings including No Name, The Raconteurs, and more, plus selected poems and writings by White, and essays by poet Adrian Matejka.