Ceci est la traduction adaptée d’un article de Nancy Dillon, originalement publié par Rolling Stone le 6 janvier 2026. Nous republions l'article originalement intitulé Mary J. Blige wins dismissal of 'baseless' lawsuit from Sean Combs' ex Misa Hylton avec la permission de son autrice. Notez que certaines subtilités et nuances peuvent différer de la version originale.
Mary J. Blige a obtenu le rejet de la poursuite intentée contre elle par son ancienne amie et styliste Misa Hylton.
Dans une décision rendue mardi, une juge de New York a mis fin au dossier et émis un avertissement sévère après que Hylton a laissé passer une échéance cruciale pour défendre ses graves allégations selon lesquelles Blige aurait tenté de débaucher un musicien de son portefeuille de gestion.
La juge Phaedra F. Perry-Bond a estimé que l’omission de Hylton de répondre à la requête en irrecevabilité déposée par Blige «constitue un abandon» de ses réclamations. La juge s’est toutefois abstenue d’imposer des sanctions, tout en laissant clairement transparaître son irritation.
«Le tribunal ne cautionne en aucune façon le fait que des parties intentent des poursuites réclamant des millions de dollars en dommages-intérêts sur la base d’accusations incendiaires, pour ensuite abandonner ces mêmes accusations lorsqu’elles sont confrontées à une requête en irrecevabilité et à d’éventuelles sanctions», a écrit la juge. «Les demandeurs et leurs avocats doivent considérer ceci comme un avertissement et s’abstenir d’adopter des comportements similaires à l’avenir. Cet avertissement écrit pourrait servir de preuve importante à l’appui d’une future demande de sanctions si les demandeurs et/ou leurs avocats continuent d’avoir recours à des tactiques de litige de mauvaise foi similaires.»
Hylton, une styliste en pleine ascension qui fréquentait Sean Combs lorsqu’elle a commencé à travailler avec Blige au début des années 1990, a contribué à l’image de la chanteuse durant la promotion de l’album à succès de 1992 What’s the 411? Les deux femmes sont devenues amies, mais toute affection réelle entre elles a pris fin lorsque Hylton a déposé sa poursuite le 29 avril.
Dans sa plainte, Hylton accusait Blige d’avoir tenté de «contraindre» le rappeur de Harlem Vado, qu’elle gérait, à résilier son contrat de gestion. Elle alléguait que Blige cherchait à transférer l’artiste vers sa propre entreprise, Beautiful Life Productions, où il détenait également un contrat d’enregistrement.
Hylton soutenait que Blige et ses représentants l’avaient «intentionnellement exclue» de rencontres avec Vado tenues dans des contextes «intimes et inappropriés», notamment lors de «sorties nocturnes en yacht» et dans des chambres d’hôtel. Elle affirmait que les défendeurs avaient «délibérément saboté» sa relation professionnelle avec le musicien.
Dans sa requête en irrecevabilité, Blige et ses avocats ont soutenu que Hylton n’avait aucun fondement juridique. Ils ont affirmé que l’entreprise de Hylton, M.I.S.A. Management, n’était pas une société légalement constituée et que Hylton n’était pas agente artistique dûment accréditée, comme l’exige la loi. Ils ont également avancé que Hylton, qui partage un fils avec Combs, avait intenté sa poursuite dans le «seul but de harceler et de causer un préjudice malveillant à [Blige] en raison de l’animosité personnelle de Hylton envers Mme Blige».
Vado, nommé dans la poursuite sous son nom légal Teeyon Winfree, figurait comme codemandeur. Selon la plainte, il alléguait que Blige refusait de publier sa musique et lui devait au moins cinq millions de dollars pour rupture de contrat.
Avant de déposer la requête en irrecevabilité, l’équipe juridique de Blige, comprenant notamment Sarah M. Matz et l’avocate spécialisée en litiges de l’industrie musicale Lisa Moore, avait envoyé une lettre exigeant le «retrait immédiat» des accusations qualifiées de «sans fondement». Les avocates indiquaient qu’un «simple examen» d’une base de données de l’État révélait que l’entreprise de Hylton n’était pas une «société de l’État de New York dûment constituée», ce qui empêcherait M.I.S.A. Management de «démontrer l’existence d’une entente valide suffisante pour satisfaire au premier élément d’une réclamation pour entrave délictuelle à un contrat».
La lettre affirmait également que les propres agissements de Winfree avaient retardé la sortie de sa musique. Les avocates soutenaient que l’artiste n’avait pas livré de musique commercialisable, puisque «aucun des consentements et autorisations requis n’a été fourni malgré de multiples demandes». Elles ajoutaient que Hylton avait déjà été payée au-delà de ce qui lui était dû, puisqu’elle aurait perçu une commission sur plus de 300 000 dollars versés à Winfree, somme récupérable en vertu de son contrat d’enregistrement. La lettre incluait aussi un message texte qu’aurait envoyé Winfree, dans lequel il mentionnait envisager de «congédier» Hylton de sa propre initiative.
Hylton, Winfree et leur avocat n’ont pas répondu aux demandes de commentaires mardi. Winfree, qui a formé en 2009 le duo hip-hop U.N. avec l’artiste Cam’ron, avait auparavant publié sur Instagram certaines de ses collaborations musicales avec Blige.
















