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Ace Frehley, guitariste de KISS, est décédé à l'âge de 74 ans

Le légendaire «Spaceman» a aidé à forger l'identité musicale et visuelle du groupe, dans les années 70.

Ace Frehley, guitariste de KISS, est décédé à l'âge de 74 ans
Lynn Goldsmith/Corbis/VCG/Getty Images

Ceci est la traduction adaptée d’un article d'Andy Greene, originalement publié par Rolling Stone le 16 octobre 2025. Nous republions l'article originalement intitulé Kiss Guitarist Ace Frehley Dead at 74 avec la permission de son auteur. Notez que certaines subtilités et nuances peuvent différer de la version originale.

Ace Frehley, le légendaire «Spaceman» de Kiss, guitariste du groupe durant leur apogée des années 1970, puis à nouveau lors de la réunion des années 1990, est mort jeudi à Morristown, au New Jersey. Il avait 74 ans. Figure marquante du rock, il a inspiré une génération entière de musiciens à prendre la guitare.


Selon Lori Lousararian, représentante de Frehley, sa mort serait liée à «une récente chute à son domicile», bien que la cause précise n’ait pas été confirmée.

«Nous sommes complètement dévastés et notre cœur est brisé», a déclaré sa famille. «Dans ses derniers instants, nous avons eu la chance d’être à ses côtés, de l’entourer de mots, de pensées et de prières empreintes de paix et d’amour. Nous chérissons ses plus beaux souvenirs, son rire, et célébrons la gentillesse et la force qu’il a su transmettre aux autres. L’ampleur de sa disparition dépasse l’entendement. En repensant à tout ce qu’il a accompli, sa mémoire vivra pour toujours.»

À la fin septembre, Frehley avait annulé un concert à la foire d’Antelope Valley, en Californie, après une chute nécessitant une hospitalisation. «Il va bien», indiquait alors une note adressée aux fans, «mais contre sa volonté, son médecin lui interdit de voyager pour l’instant.» Le 11 octobre, il a annulé le reste de ses dates prévues en 2025 en raison de «problèmes médicaux persistants».

Si Gene Simmons et Paul Stanley étaient les principaux compositeurs de Kiss, le jeu de guitare et l’attitude de Frehley faisaient partie intégrante du succès du groupe. Il a écrit plusieurs classiques, dont Cold Gin, Parasite, Shock Me et Talk to Me. En 2014, Simmons, Stanley, Frehley et le batteur Peter Criss ont été intronisés au Rock & Roll Hall of Fame.

«Nous sommes dévastés par la mort d’Ace Frehley», ont déclaré Simmons et Stanley dans un communiqué conjoint. «Il a été un membre essentiel et irremplaçable du groupe durant certaines de ses périodes les plus formatrices. Il restera à jamais une part de l’héritage de Kiss. Nos pensées accompagnent [son épouse] Jeanette, [sa fille] Monique et tous ceux qui l’ont aimé, y compris nos fans à travers le monde.»

Originaire du Bronx, Frehley hésitait dans sa jeunesse entre le sport et la musique. Après quelques coups durs sur le terrain de football, il a eu un déclic: «C’est n’importe quoi. Mes mains sont trop importantes. La guitare passe avant tout.» À 16 ans, en voyant The Who et Cream au RKO Theater de Manhattan, il décide de s’y consacrer pleinement. «The Who m’ont vraiment inspiré pour le rock théâtral. Leur performance m’a bouleversé. Je n’avais jamais rien vu de tel.»

Après plusieurs groupes sans succès à la fin des années 1960, il tombe sur une petite annonce dans le Village Voice qui changera sa vie: «Cherche guitariste principal avec style et talent. Album à venir. Pas de perte de temps.» Sa mère l’emmène à l’audition chez Kiss, dans le Queens. Simmons, Stanley et Criss rient d’abord de son pantalon à pattes d’éléphant et de ses chaussures colorées. Mais dès qu’il commence à improviser sur Deuce, leur réaction change. «Ils ont tous souri. On a continué à jammer, puis ils m’ont dit: “On aime beaucoup ta façon de jouer. On te rappellera.”»

À l’époque, le groupe n’avait pas encore de nom ni d’identité visuelle. «On mettait du maquillage, mais pas celui de Kiss; c’était un maquillage féminin, comme les New York Dolls», racontait Frehley à Rolling Stone en 1976. «On voulait être comme eux, mais on n’avait pas le même physique. Alors on a décidé de miser sur le noir et l’argent, et d’y aller à fond.»

Lorsque Kiss commence à se produire à New York en 1973, leur maquillage distinctif et leurs spectacles explosifs attirent rapidement l’attention. Le groupe atteint la célébrité mondiale en 1975 grâce à l’album Alive!. Pour de nombreux jeunes fans, Frehley était alors le membre le plus charismatique du groupe. «Quand je joue de la guitare sur scène, c’est comme faire l’amour», disait-il à Rolling Stone la même année. «Quand tu es bon, tu y prends ton pied à chaque fois.»

Mais il n’a pas fallu longtemps avant que la drogue ne fasse partie du décor. «Il y avait tellement de cocaïne en studio avec [le producteur] Bob Ezrin, c’était fou», racontait Frehley à Rolling Stone en 2015. «Et je n’en avais jamais pris avant. J’aimais boire. Mais une fois que j’ai commencé la coke, j’ai aimé boire encore plus, et plus longtemps, sans m’évanouir. J’étais lancé pour de bon. Je me rendais la vie difficile, parce que souvent j’arrivais avec la gueule de bois, ou parfois je ne venais même pas.»

En 1978, lorsque chaque membre de Kiss sort un album solo le même jour, celui de Frehley, intitulé simplement Ace Frehley, s’impose comme le plus vendu, notamment grâce à sa reprise de New York Groove de Russ Ballard, qui deviendra sa chanson emblématique.

À mesure que Kiss gagnait en popularité à la fin des années 1970 et que le public du groupe rajeunissait, Frehley commençait à se sentir mal à l’aise. «On était un groupe de rock lourd», expliquait-il en 2015, «et là, on se retrouvait avec des enfants dans les premières rangées, avec leurs boîtes à lunch et leurs poupées, et je devais faire attention à ne pas sacrer dans le micro. C’était devenu un cirque.»

Ce cirque s’étendait aussi en coulisses, entre les excès d’alcool et de drogue de Frehley et les tensions liées à l’utilisation de guitaristes de studio sur certains morceaux. En 1982, il en a eu assez. «J’étais mêlé», disait-il plus tard. «Je croyais que si je restais dans ce groupe, je me serais suicidé. En rentrant du studio, j’avais envie de foncer dans un arbre. J’ai quitté un contrat de 15 millions de dollars. Aujourd’hui, ça vaudrait une centaine de millions. Mon avocat me regardait comme si j’étais fou.»

Dans les années 1980, il fonde Frehley’s Comet et sort deux albums passés sous le radar. Mais sa participation au spécial MTV Unplugged de Kiss en 1995 mène à une vaste tournée de réunion en 1996, où les quatre membres originaux ressortent le maquillage, les costumes et les classiques, retrouvant les stades du monde entier.

En 1998, le groupe enregistre l’album Psycho Circus, mais Frehley ne joue que sur une seule chanson. «Je n’ai même pas été invité en studio», confiait-il à Ultimate Classic Rock en 2014. «Paul et Gene disent que je ne me suis pas présenté, mais la vérité, c’est qu’ils ne m’ont jamais demandé de venir. Ils ont voulu faire croire que j’étais absent.»

Il quitte à nouveau Kiss en 2002, à la fin d’une tournée d’adieu. Tommy Thayer prend sa place, reprenant son maquillage de Starman et reproduisant ses solos. «Tommy joue les bonnes notes, mais il n’a pas la bonne attitude», disait Frehley à Guitar Player en 2014. «Il n’a tout simplement pas ma technique.»

Au cours des deux dernières décennies, Frehley a beaucoup tourné en solo, offrant des concerts remplis de classiques de Kiss. Son dernier spectacle a eu lieu le mois dernier à l’Uptown Theater de Providence, au Rhode Island, et s’est conclu, bien sûr, par Rock and Roll All Nite.

Dans une entrevue accordée à Rolling Stone en 2013, il évoquait la fidélité inébranlable de ses admirateurs. «J’ai beaucoup de fans de la première heure», disait-il. «Les fans d’Ace Frehley et de Kiss sont les meilleurs au monde. Ils ont toujours été là pour moi, dans les bons comme dans les mauvais moments. Ma vie a été des montagnes russes, mais j’ai toujours réussi à retomber sur mes pieds, guitare en main.»

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Taylor Swift n’a pas encore tourné la page de son ère «show girl». La pop star vient de dévoiler le vidéoclip du prochain extrait de The Life of a Showgirl, Opalite, un clip rempli de détours inattendus et d’éclairs absurdes.

Dans ce visuel à la fois drôle et imprévisible, Swift remonte dans les années 1990, à l’époque des centres commerciaux d’avant Internet, des infopublicités et des vidéos d’entraînement à domicile. Elle y incarne une célibataire solitaire entourée de chats, qui entretient une relation improbable avec un rocher, avant de tomber sous le charme de «la solution révolutionnaire à tous vos problèmes» qu’est Opalite. Dans une infopub, le produit promet qu’il «transforme magiquement vos problèmes en paradis grâce à notre potion chimique à la fine pointe de la technologie. Ça fonctionne sur les amitiés, les couples, les animaux de compagnie et les collègues».

S’ensuit un récit volontairement absurde, mais étonnamment tendre, porté par une distribution bien garnie. Tout porte à croire que Swift a convié l’ensemble des invités de son passage à The Graham Norton Show en octobre, incluant Norton lui-même, qui campe un vendeur de Nope-alite. Domhnall Gleeson joue l’intérêt amoureux autrefois malheureux de Swift, Lewis Capaldi apparaît en photographe de centre commercial, tandis que Greta Lee et Jodie Turner-Smith font de brèves apparitions dans des publicités télévisées. Cillian Murphy signe lui aussi un caméo.

Dans la version «Track by Track» de l’album sur Amazon Music, Swift explique que la chanson parle de «choisir le bonheur et de traverser des moments difficiles», et que son titre fait référence à «une pierre précieuse fabriquée par l’homme». Lors de l’épisode de New Heights où Swift a annoncé son douzième album, Travis a confié que Opalite était sa chanson préférée du projet. En octobre, sur les ondes de Capital FM, Swift a confirmé que c’était toujours le cas. «Il adore celle-là», a-t-elle dit.

À noter que la superstar n’a pas d’abord partagé le clip scintillant sur YouTube, optant plutôt pour une première exclusive sur deux des plus grandes plateformes de diffusion, Spotify et Apple Music. Cette décision coïncide avec le retrait des données de YouTube des palmarès Billboard, à la suite de changements méthodologiques. De toute façon, aucun des clips de The Life of a Showgirl n’a connu de sortie traditionnelle jusqu’ici. The Fate of Ophelia avait été présenté en salles à travers le pays dans le cadre des fêtes de lancement de l’album en octobre. Comme ce clip, Opalite sera mis en ligne sur YouTube dans les prochains jours.

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