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Diddy aurait réclamé 20 000$ à la mère de Cassie

«Il essayait de faire du mal à ma fille», a témoigné Regina Ventura, lors de son passage devant le juge.

Diddy aurait réclamé 20 000$ à la mère de Cassie
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Ceci est la traduction adaptée d’un article de Jon Blistein, originalement publié par Rolling Stone le 20 mai 2025. Nous republions l'article originalement intitulé Sean Combs Demanded $20,000 From Cassie’s Mom After Learning About Kid Cudi Relationship avec la permission de son auteur. Notez que certaines subtilités et nuances peuvent différer de la version originale.

Regina Ventura, la mère de Casandra «Cassie» Ventura, a déclaré que Sean Combs, furieux à propos de la relation de Cassie avec Kid Cudi, lui avait exigé 20 000 $ pour «récupérer l’argent» investi dans la carrière de sa fille.


Lors de son témoignage mardi au procès de Combs pour trafic sexuel, Regina a été interrogée à propos d’une lettre que Cassie lui avait envoyée en décembre 2011 (et dont elle avait aussi parlé lors de son propre témoignage la semaine précédente). Dans cette lettre, Cassie racontait que Combs menaçait de publier des vidéos de leurs relations sexuelles «extrêmes» après avoir appris sa liaison avec Cudi (de son vrai nom Scott Mescudi). Cassie y ajoutait que Combs menaçait également de «blesser» elle et Mescudi, précisant qu’il aurait dit qu’il serait à l’étranger lorsque cela se produirait.

En se remémorant la lecture de cette lettre, Regina a déclaré: «J’ai été physiquement malade, je ne comprenais pas tout. Les sex tapes m’ont bouleversée. Je ne connaissais pas l’autre personne dans la vidéo, mais je savais qu’il allait essayer de faire du mal à ma fille.»

À la même époque, selon son témoignage, Combs l’a contactée pour lui demander les 20 000$. Regina a expliqué qu’elle et son mari avaient contracté un prêt sur la valeur nette de leur maison pour réunir la somme.

«C’était la seule façon d’obtenir l’argent», a-t-elle expliqué, ajoutant qu’elle avait obtempéré parce qu’elle avait «peur pour la sécurité de [sa] fille» et parce que Combs «l’exigeait».

Regina a affirmé avoir viré l’argent sur un compte de Bad Boy, selon les instructions de la comptable de Combs. Cinq jours plus tard, selon elle, la somme avait été reversée sur son compte. Elle n’a plus eu de contact avec Combs à propos de cet argent.

Regina a témoigné pendant à peine 40 minutes mardi. La défense de Combs a refusé de la contre-interroger. Une fois les questions du procureur terminées, l’avocat de la défense Marc Agnifilo s’est simplement adressé à Regina en lui disant: «Je n’ai pas de questions pour vous.» (Elle est la première témoin dans cette affaire à ne pas être contre-interrogée par la défense.)

Alors que Combs s’est montré actif et attentif tout au long du procès, échangeant régulièrement avec ses avocats et regardant les témoins à leur entrée dans la salle, il a évité de croiser le regard de Regina lorsqu’elle est passée devant lui pour se rendre à la barre. En quittant la salle, Regina a tenté d’établir un contact visuel avec lui, mais Combs a continué de l’ignorer.

Ailleurs dans son témoignage, Regina a parlé de photos qu’elle avait prises de sa fille en décembre 2011, après que Combs l’eut apparemment agressée. C’était la première fois, selon Regina, que Cassie lui parlait de violences physiques de la part de Combs. «Elle avait des ecchymoses, et je voulais m’assurer qu’on en garderait une trace», a-t-elle expliqué.

Vers la fin de son témoignage, Regina est revenue sur une «vive dispute» avec Combs, en août 2016, alors qu’elle rendait visite à sa fille à Los Angeles pour son 30e anniversaire. La dispute, selon elle, a éclaté devant l’appartement de Cassie après que Combs eut prétendument «volé» son téléphone.

«On se disputait à propos du téléphone, je voulais le récupérer et il le tenait», a-t-elle dit. Précisant qu’un garde du corps de Combs se tenait entre eux, Regina a ajouté: «Je criais, je hurlais, j’essayais de le frapper, mais je n’ai pas réussi.»

Finalement, Combs aurait rendu le téléphone… mais serait ensuite parti avec la voiture de Cassie.

La semaine précédente, Cassie avait témoigné que Combs, en plus de menacer de diffuser les vidéos explicites et de faire du mal à elle et à Mescudi, avait évoqué l’idée de faire exploser la voiture de Mescudi, afin que ses amis soient témoins de l’explosion. En 2012, une Porsche appartenant à Mescudi avait effectivement été incendiée à l’aide d’un «engin incendiaire», selon un rapport de police de l’époque. Mescudi avait d’ailleurs confirmé à The New York Times que son véhicule avait explosé.

Mardi a débuté par la suite du témoignage de David James, un ancien assistant de Combs. À la barre, James a déclaré que Combs avait engagé un ancien agent du FBI pour faire passer des tests polygraphiques à son personnel après la disparition d’argent et d’objets personnels. Il a aussi longuement parlé d’un épisode au cours duquel Combs aurait emporté trois armes à feu pour confronter son rival Suge Knight (un épisode également décrit par Cassie Ventura dans son témoignage).

«J’ai été vraiment secoué», a déclaré James. «C’est la première fois que je me suis rendu compte, en tant qu’assistant, que ma vie était en danger.»

Lors du contre-interrogatoire, l’avocat Marc Agnifilo lui a demandé s’il s’était opposé à conduire Combs alors qu’il portait trois armes sur lui. James a répondu : «Respectueusement, monsieur, quand quelqu’un a trois armes à feu aussi près de vous, je ne pensais pas avoir le choix de dire quoi que ce soit.»

La défense avait tenté d’empêcher le témoignage de James en plaidant son absence de pertinence, mais le juge a tranché en faveur du procureur, qui estimait qu’il appuyait leur accusation de racket. Agnifilo a alors questionné James sur une réunion avec les autorités au cours de laquelle on lui aurait dit de ne pas donner plus de détails sur l’affaire Knight. James a déclaré avoir obéi, car on lui avait dit de ne «rien dire qui puisse [l’]incriminer».

Agnifilo lui a ensuite demandé s’il avait obtenu une immunité pour son témoignage. James a répondu qu’il ignorait les détails, mais pensait que ses avocats avaient négocié un accord lui assurant une certaine protection contre des poursuites. (Aucune preuve, toutefois, ne démontre qu’un crime ait été commis lors de la sortie au restaurant.)

Plus tard dans la journée, la cour a entendu le témoignage de Sharay Hayes, un escort masculin surnommé «The Punisher», engagé à plusieurs reprises par Combs et Ventura pour des séances sexuelles extrêmes. Hayes a apporté un éclairage supplémentaire sur le déroulement de ces rencontres très chorégraphiées, racontant comment Combs donnait à Ventura des «instructions subtiles» allant de l’éclairage à la position de son corps.

Interrogé par l’accusation, Hayes a affirmé comprendre que ces rencontres visaient à «créer une scène sexy agréable pour son partenaire». Ventura n’a jamais refusé les instructions de Combs, selon lui, mais il a observé «des soupirs, des grimaces» qui semblaient témoigner d’une frustration liée à la fréquence des directives.

Lors du contre-interrogatoire, l’avocat Xavier Donaldson a demandé à Hayes si Ventura lui avait déjà semblé mal à l’aise lors de ces séances. Hayes a répondu : «Je n’ai perçu aucun signe de malaise par rapport à ce qui se passait.» Il a ajouté que tout lui avait semblé consensuel. Quand Donaldson lui a demandé si cette lecture de la situation — et du niveau de confort de Ventura — reposait sur ses «25 années d’expérience à simuler des rapports sexuels avec des centaines de milliers de femmes», Hayes a répondu : «Correct.»

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Son parcours et celui de Red Rider est marqué par la détermination et l’esprit canadien. Dès les premiers concerts dans des bars de l’Est du pays, le groupe apprend à naviguer dans un univers parfois hostile. «Je me souviens d’un spectacle au Québec où le propriétaire sabotait notre concert en débranchant les amplis pendant qu’on jouait. À la fin de la semaine, il a mis un pistolet sur la table, quand on lui a demandé notre paye», se souvient Cochrane. Ces expériences formatrices lui enseignent la résilience et la débrouillardise, des qualités qui le suivront tout au long de sa carrière.

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