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Bob Weir, co-fondateur de Grateful Dead, est décédé à 78 ans

“Bobby will forever be a guiding force whose unique artistry reshaped American music,” family says announcing musician’s death

Bob Weir, co-fondateur de Grateful Dead, est décédé à 78 ans
Mark Sullivan/Getty Images

Ceci est la traduction adaptée d’un article de Richard Gehr et Daniel Kreps, originalement publié par Rolling Stone le 10 janvier 2026. Nous republions l'article originalement intitulé Bob Weir, Grateful Dead Co-Founder and Guitarist, Dead at 78 avec la permission de ses auteurs. Notez que certaines subtilités et nuances peuvent différer de la version originale.

Bob Weir, chanteur, auteur-compositeur, guitariste et cofondateur des Grateful Dead, dont les chansons évoquant les «sunshine daydreams» et Truckin’ ont contribué à transformer le groupe jam en un empire musical de 60 ans, est décédé à l’âge de 78 ans.


«C’est avec une profonde tristesse que nous annonçons le décès de Bobby Weir», a écrit la famille de Weir dans un communiqué. La date exacte de sa mort n’était pas immédiatement disponible. «Il s’est éteint paisiblement, entouré de ses proches, après avoir courageusement vaincu le cancer à la manière de Bobby. Malheureusement, il a succombé à des problèmes pulmonaires sous-jacents.»

«Bobby demeurera à jamais une force directrice dont l’art singulier a redéfini la musique américaine», ajoute le communiqué. «Son œuvre ne faisait pas que remplir des salles de musique; elle était une lumière chaude qui nourrissait l’âme, bâtissant une communauté, un langage et un sentiment de famille que des générations de fans portent encore. Chaque accord qu’il jouait, chaque mot qu’il chantait faisait partie intégrante des récits qu’il tissait. Il y avait une invitation: ressentir, questionner, errer et appartenir.»

Cochanteur, auteur et guitariste aux côtés de Jerry Garcia, ses riffs elliptiques, ses structures de chansons atypiques et sa présence scénique légèrement décalée ont fait de lui un élément essentiel des Dead, jusqu’à et au-delà de la dissolution du groupe après la mort de Garcia en 1995. Weir a souvent été moins reconnu que le charismatique Garcia, dont l’aura éclipsait la sienne. L’une des premières chansons qu’il a écrites pour le groupe s’intitulait d’ailleurs The Other One. Le bassiste Phil Lesh décrivait toutefois sa contribution comme celle d’«une machine furtive».

Robert Hall Weir est né à San Francisco le 16 octobre 1947, d’une étudiante qui l’a confié à l’adoption. Il a grandi dans une banlieue aisée de la baie de San Francisco, d’où il a été expulsé à la fois de la prématernelle et des Cub Scouts, tout en souffrant d’une dyslexie non diagnostiquée. À la Fountain Valley School, au Colorado, un établissement pour garçons ayant des troubles de comportement, il a rencontré John Perry Barlow, qui deviendra son parolier le plus fréquent.

Weir commence à jouer de la guitare à 13 ans et fréquente rapidement le Tangent, un club folk de Palo Alto, où il interprète du bluegrass avec les Uncalled Four et voit pour la première fois Garcia jouer du banjo lors d’une soirée «hoot». Il apprend ses premiers plans de guitare auprès de David Nelson et de Jorma Kaukonen, futur membre de Jefferson Airplane.

Le soir du Nouvel An 1965, Weir et ses amis entendent de la musique de banjo provenant du Dana Morgan’s Music Store. Il entre et y trouve Garcia. Les deux décident alors de former un groupe. Le collectif acoustique Mother McCree’s Uptown Jug Champions devient les Warlocks, avant d’adopter le nom Grateful Dead.

Plus jeune et considéré comme le plus séduisant membre du groupe, Weir doit faire ses preuves. Il reconnaîtra que l’usage excessif de LSD durant la période où le groupe était le groupe maison des Acid Tests de Ken Kesey l’avait rendu plus renfermé, surtout alors que Garcia et Phil Lesh se rapprochaient musicalement. «J’étais clairement au bas de l’échelle», confiait-il à Rolling Stone en 1989. «Surtout au début. Et pendant longtemps, j’ai simplement dû me taire et encaisser.»

Les paroles de The Other One racontent l’initiation de Weir au LSD et sa rencontre avec Neal Cassady, figure friponne et héros de On the Road de Jack Kerouac, avec qui Weir partageait une chambre dans la célèbre maison des Dead au 710 Ashbury Street. En 1968, Weir et le cofondateur Ron «Pigpen» McKernan sont temporairement renvoyés du groupe pour des lacunes musicales, avant de réintégrer la formation quelques mois plus tard.


Durant les années 1970, Weir s’épanouit au sein d’un groupe capable de livrer une musique d’une chaleur presque indicible et d’une majesté country rock, comme sur les albums Workingman’s Dead et American Beauty parus en 1970, tout en explorant une improvisation plus libre devant un public innombrable. Il interprète les reprises country du groupe et ses propres compositions, tout en développant une approche de la guitare rythmique aussi excentrique qu’originale, malgré le fait que l’ingénieur de son Dan Healy le reléguait souvent en arrière-plan du mix. Lesh qualifiait sa technique de «bizarre, fantaisiste et un peu loufoque», tandis que Weir citait la main gauche du pianiste de jazz McCoy Tyner comme sa plus grande influence.


À la mort de Pigpen en 1972, Weir assume naturellement le rôle de second chanteur. Son premier album solo, Ace, l’impose comme la deuxième source d’écriture la plus prolifique du groupe, avec des chansons devenues des classiques des Dead, comme Playing in the Band, One More Saturday Night et Cassidy.

Alternant généralement les voix principales avec Garcia, il développe un répertoire allant du country rock aux structures rythmiques atypiques, jusqu’à l’ambitieuse et somptueuse Weather Report Suite. Il multiplie aussi les projets en dehors des Dead, d’abord avec Kingfish en 1974, puis avec le Bob Weir Band aux côtés du claviériste Brent Mydland, qui rejoindra plus tard les Dead, à la fin des années 1970. Ils publieront deux albums sous le nom Bobby and the Midnites dans les années 1980. Son deuxième album solo, Heaven Help the Fool, paru en 1978, démontre qu’il peut rivaliser de raffinement avec les autres rockeurs californiens de l’époque.

Au fil des années 1980, Weir doit souvent compenser sur scène alors que Garcia sombre dans la dépendance aux drogues. Il admettra plus tard avoir parfois agi comme «coursier» pour les substances du guitariste. Garcia se rétablit temporairement vers la fin de la décennie, une période que Weir considère comme l’apogée du groupe. «Pour moi, c’était notre sommet», disait-il à Rolling Stone en 2013. «On s’entendait et on se ressentait penser. Jerry, Brent et moi avons atteint de nouveaux sommets comme chanteurs. On frappait fort.»

Profondément affecté par la mort de Garcia en août 1995, Weir poursuit néanmoins sa carrière, fidèle à la maxime chantée dans un classique des Dead, The Music Never Stopped. Avec son groupe RatDog, il interprète le répertoire des Dead et ses propres compositions, avant de reprendre aussi les chansons de Garcia au sein de diverses formations réunissant d’anciens membres des Grateful Dead, dont the Other Ones, the Dead et Furthur. Après s’être effondré sur scène avec Furthur en 2013 et avoir annulé des concerts de RatDog en 2014, Weir reconnaît lutter lui-même contre une dépendance aux analgésiques.

À l’approche du 50e anniversaire du groupe en 2015, Weir est le premier à soutenir une réunion. «S’il y a des choses à régler, on se le doit de les affronter», déclarait-il à Rolling Stone. «S’il y a des haches à enterrer, mettons-nous au travail.»

À la suite des concerts Fare Thee Well célébrant le 50e anniversaire des Grateful Dead en 2015, Weir s’associe à l’un des invités de l’événement, John Mayer, ainsi qu’à Mickey Hart, Bill Kreutzmann et d’autres collaborateurs, pour former Dead & Company. Le groupe perpétuera l’esprit des Dead pendant une autre décennie, jusqu’à une «Final Tour» en 2023 et deux résidences à la Sphere de Las Vegas.

«On parle un langage que personne d’autre ne parle», confiait Weir à Rolling Stone en mars dernier. «On communique par des regards, des gestes, une épaule qui bouge, une phrase musicale qui indique où l’on s’en va. Et les autres essaient de nous y rejoindre, avec un petit effet de surprise. C’est une formule qui a très bien fonctionné pendant des années, et il n’y a tout simplement plus assez de gens pour la faire vivre.»

Son troisième et dernier album studio solo, Blue Mountain, paraît en 2016. Deux ans plus tard, il lance un nouveau projet, Bobby Weir and Wolf Bros, avec le bassiste et producteur Don Was et le batteur Jay Lane.

En décembre 2024, peu après la mort du bassiste Phil Lesh, les membres survivants des Grateful Dead reçoivent les honneurs du Kennedy Center. Dead & Company souligne le 60e anniversaire du groupe par trois concerts au Golden Gate Park de San Francisco en août. Ces spectacles marquent les dernières performances de Weir, mettant un terme à son «long étrange voyage» sur scène.

«Les derniers mois de Bobby reflétaient l’esprit qui a défini sa vie», ajoute sa famille. «Diagnostiqué en juillet, il a entamé son traitement quelques semaines avant de remonter sur scène dans sa ville natale pour célébrer 60 ans de musique au Golden Gate Park. Ces concerts, empreints d’émotion et de lumière, n’étaient pas des adieux, mais des cadeaux. Un autre acte de résilience.»

«Il n’y a pas de rideau final ici, pas vraiment. Seulement le sentiment de quelqu’un qui repart. Il parlait souvent d’un héritage de 300 ans, déterminé à faire en sorte que le répertoire survive bien au-delà de lui. Que ce rêve se perpétue à travers les générations futures de Dead Heads. Et nous le laissons partir comme il nous a si souvent envoyés sur notre propre route: avec un adieu qui n’est pas une fin, mais une bénédiction. Une récompense pour une vie qui valait la peine d’être vécue.»

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Taylor Swift retourne aux années '90 avec le clip pour 'Opalite'
TAS Rights Management*

Taylor Swift retourne aux années '90 avec le clip pour 'Opalite'

Taylor Swift n’a pas encore tourné la page de son ère «show girl». La pop star vient de dévoiler le vidéoclip du prochain extrait de The Life of a Showgirl, Opalite, un clip rempli de détours inattendus et d’éclairs absurdes.

Dans ce visuel à la fois drôle et imprévisible, Swift remonte dans les années 1990, à l’époque des centres commerciaux d’avant Internet, des infopublicités et des vidéos d’entraînement à domicile. Elle y incarne une célibataire solitaire entourée de chats, qui entretient une relation improbable avec un rocher, avant de tomber sous le charme de «la solution révolutionnaire à tous vos problèmes» qu’est Opalite. Dans une infopub, le produit promet qu’il «transforme magiquement vos problèmes en paradis grâce à notre potion chimique à la fine pointe de la technologie. Ça fonctionne sur les amitiés, les couples, les animaux de compagnie et les collègues».

S’ensuit un récit volontairement absurde, mais étonnamment tendre, porté par une distribution bien garnie. Tout porte à croire que Swift a convié l’ensemble des invités de son passage à The Graham Norton Show en octobre, incluant Norton lui-même, qui campe un vendeur de Nope-alite. Domhnall Gleeson joue l’intérêt amoureux autrefois malheureux de Swift, Lewis Capaldi apparaît en photographe de centre commercial, tandis que Greta Lee et Jodie Turner-Smith font de brèves apparitions dans des publicités télévisées. Cillian Murphy signe lui aussi un caméo.

Dans la version «Track by Track» de l’album sur Amazon Music, Swift explique que la chanson parle de «choisir le bonheur et de traverser des moments difficiles», et que son titre fait référence à «une pierre précieuse fabriquée par l’homme». Lors de l’épisode de New Heights où Swift a annoncé son douzième album, Travis a confié que Opalite était sa chanson préférée du projet. En octobre, sur les ondes de Capital FM, Swift a confirmé que c’était toujours le cas. «Il adore celle-là», a-t-elle dit.

À noter que la superstar n’a pas d’abord partagé le clip scintillant sur YouTube, optant plutôt pour une première exclusive sur deux des plus grandes plateformes de diffusion, Spotify et Apple Music. Cette décision coïncide avec le retrait des données de YouTube des palmarès Billboard, à la suite de changements méthodologiques. De toute façon, aucun des clips de The Life of a Showgirl n’a connu de sortie traditionnelle jusqu’ici. The Fate of Ophelia avait été présenté en salles à travers le pays dans le cadre des fêtes de lancement de l’album en octobre. Comme ce clip, Opalite sera mis en ligne sur YouTube dans les prochains jours.

The Fate of Ophelia vient tout juste de conclure une séquence historique en devenant le plus grand succès de la carrière de Swift, avec dix semaines consécutives au sommet du Billboard Hot 100, un record personnel. Opalite pourrait bien suivre le même chemin. La chanson a fait ses débuts au deuxième rang du palmarès et se maintient actuellement au dixième échelon. Si elle atteint la première place, ce serait la première fois depuis 1989 que deux chansons issues d’un même album de Swift se hissent au sommet du Hot 100.

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